Se sentir brûlée de l’intérieur. Comme par un
incendie qui, sous le souffle violent d’un vent d’été, aurait rongé de flammes jusqu’à la moindre brindille. Où que le regard se porte, des cendres calcinées recouvrent de grisaille les paysages
autrefois verdoyants. Les arbres rabougris, chétifs, tentent de subsister quand la braise rougeoie encore à l’ombre d’un fossé. Parfois, l’âme est ainsi que ces désastres. Mais que vienne une
brise légère, une pluie douce, et la nature foisonne à nouveau. Peu à peu, le chant d’un oiseau troue ce silence de mort si pesant. Peu à peu, les bourgeons éclatent, parfumant l’air d’un
printemps nouveau. Qui peut dire le temps qu’il faudra pour qu’un rire, cristallin, ne crépite d’une joie lâchée. Parfois l’âme survit aux désastres. Et que renaisse la lumière, alors, de brûlée,
on se découvre brûlante.
Lundi 4 janvier 2010
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Publié dans : Confessions particulières
ça y'est t'as eu tes règles?
Bises. Penny
polixène