La tranche de vie d’une salers, c’est une plaquette de beurre. La plaquette descend du pis, c’est évident. J’ai des grosses tranches de vie qui se bousculent pour s’exprimer. Aux premiers jours d’une année naissante, l’avenir est à écrire… Mais il se vautre encore dans quelques relents nauséabonds d’un passé proche.

Il faut solder, c’est de saison, alors, allons-y ! Soldé, laoùjebossais, il fallait qu’une vachette parte et j’ai été candidate. Il fallait parce que l’état du Sarkonain se désengage de ses missions. Autant que je sache, la formation professionnelle, c’est une mission régalienne, même si elle a été déconcentrée (de tomate…). J’ai été candidate parce que la bêtise et la méchanceté conjuguées ont eu raison de mon enthousiasme. D’accord, j’ai rejoint le premier employeur à savoir Pasdepolemploi. Si, quand même, j’ai un tort, qui pourrait être vu comme une incompétence : je pose sur les personnes et les tâches un regard trop empreint d’affectif. C’est pas à la mode. Et ben tant pis ! Je ne veux pas devenir une chose froide qui ne réagit qu’à une injonction, un ordre, et qui interdit à sa cervelle d’avoir un avis. Encore moins de l’exprimer. Ce qui me guettait ? L’amertume et le cynisme, et j’en ai vu des comme ça. Ça m’aurait tuée. Soldé.

guernica


Ah ! La cheville ! Celle qui a permis la prise de conscience, qui a hurlé « stop » alors que je courrais tant que j’allais mourir dératée. Le 17 janvier 2011, glissade, fracture, hôpital, opération, lit, et quinze kilos. C’est raconté et . Et ben, gentille chirurgienne – j’ai commencé avec un garçon, je finis avec une dame, mais c’est juste les aléas de l’hosto public, ça ne doit rien au changement de sexe – va me débarrasser de la plaque et des huit vis qui me torturent la malléole d’ici l’été. Soldée, la cheville. Mais pas les quinze kilos. Ce sera pour prochaine période de soldes, j’espère.


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Et maintenant, voilà que je me suis embarquée dans un Master. Pfiou ! Passionnant, mais ardu. Qui me prend tout mon temps. En contenu, mais également parce qu’il me faut réapprendre à apprendre, organiser ma progression. Toute seule dans mon coin, comme une pauv’vache oubliée dans un buron. Je l’ai voulu, je l’ai eu. C’est du bonheur. Du bonheur qui me fait ronfler, à croire que je ne sache pas faire autrement.


endive


Mais le plus beau, le merveilleux, il arrive, il se concrétise peu à peu. Il est pour demain, après un an d’angoisse, et d’un travail acharné d’une que je remercie. On va le signer, ce Riyad. Et on va l’ouvrir, cette maison d’hôte.

Nonmého !

fontaine3

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Samedi 14 janvier 2012 6 14 /01 /Jan /2012 20:21
- Vous fûtes plusieurs... 0 très exactement. - Vous en dites... - Publié dans : Quotidien d'une Salers - Communauté : Les chroniques de la meute
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