Alors que la nuit tombait, je suis partie au fil des pavés de Rome. Respirer l’Histoire. La Grande, celle qui mêle batailles et religions, celle qui entrecroise Art et barbarie. Des façades éclairées fabriquent un océan de lumière et ça grouille de promeneurs, comme moi, qui découvrent, ahuris, une ville-monument.

 

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De la Place Navone à la Fontaine Trévi. Magistrale, envahie, la fontaine. Où restera à jamais collée une scène de la Dolce Vita.

 

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Dans la douceur d’un printemps pluvieux, une foule dense chahute, babille, bruisse. Les flashes crépitent, mais, pour moi, la lumière dorée qui illumine la fontaine suffit bien. Le bruit de l’eau qui jaillit est couvert par celui des rires.

 

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Déguster la pasta et la pizza. Prendre le dernier métro… Se reposer… Repartir pour découvrir… Le Colisée et un site immense de ruines où César a sans doute porté ses pas, où Tibère s’est promené avant de préférer Capri, où Caligula a piqué une crise de démence, où Néron a déclamé ses vers accompagné de sa lyre.  Où que je regarde, il me revient ma passion pour l’antique, les anecdotes de ces hommes, tombés en poussière, dont le nom est parvenu jusqu’à nous. J’imagine les premiers chrétiens face aux lions, les mirmillons et autres rétiaires s’apprêter au combat : la mort ou la liberté.

 

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Incontournable, le Vatican, la basilique Saint-Pierre, la crypte des papes. Même si l’iconographie chrétienne, l’exégète sont, en général, des formes de pensées ou d’expression qui me laissent de marbre, je suis touchée par l’ambiance spirituelle que dégage le lieu. Beauté à couper le souffle. La Pietà de Michel Ange.

 

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Ces visages de cire, momifiés à jamais dans un sommeil éternel et paisible. J’aurais aimé pouvoir contempler celui du Pape Borgia, pape et père de personnages qui ont peuplé mon adolescence rêveuse : Lucrèce, César, Juan de Gandie…

 

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Il est doux de flâner dans les ruelles pavées, de regarder les vitrines largement achalandées et colorées. Quand il pleut, les vendeurs à la sauvette de parapluie envahissent les trottoirs glissants. Et quand le soleil perce à nouveau, ce sont ceux qui proposent ces gadgets à fabriquer des bulles de savon.

 

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Rome est couleur, celle des objets, celle des fringues, celle des glaces qui attendent qu’on les lèche avec gourmandise.

Le dernier soir, avant d’aller prendre l’avion pour Cagliari, j’ai dégusté un repas de qualité, à un prix très correct. Pasta-Pizza, ça leste, mais c’est quand même drôlement bon.

 

 



Samedi 12 juin 2010 6 12 /06 /Juin /2010 09:57
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