Accuitélépathie : Lien qui unit deux êtres au point que l'un ressent ce que l'autre pense ou éprouve. Il est extrêmement rare que ce type de lien se développe spontanément. Il se construit dans l'habitude, la vie commune. Il n'est pas rare que, au bout de plusieurs années de vie commune, la femme devine avec une certaine accuitélépathie que son époux recherche la chaussette rouge manquante. Il suffit que l'homme regarde ses pieds pour que la femme percute.
Adulterrorisé(e) : Individu désirant plus que tout passer dans le camp des adultérins, souvent pour des raisons légitimes, ne pas confondre avec un micavaleur, mais qui, faute de courage, ne s'organise pas suffisamment bien, pour permettre à ses amours cachées de fleurir. Du coup, il est contraint à papillonner car aucun partenaire potentiel sensé ne peut supporter ses incessantes excuses qui n'ont de réalité que dans la trouille qu'éprouve le quidam. Souvent trop pressé d'en découdre avec le sexe opposé sans avoir réellement réfléchit à la situation. Risque majeur : devenir un micavaleur justement.
Agavanie : Plante grasse des régions désertiques. L'agavanie ressemble vaguement à une orchidée boursouflée, mais, au lieu d'avoir des feuilles, elle des raquettes piquantes, qu'elle agite de façon traîtresse. Il faut se méfier de l'agavanie surtout quand elle réussit à s'implanter en buisson. On a souvent vu des personnes éméchées se faire happer par un touffe d'agavanies, à la sortie d'un saharade. La plante affectionne la proximité des saharades, sans doute parce qu'en titubant, les quidams tombent sur elle. Et lorsque vous tombez sur une agavanie, vous lui permettez de se reproduire, mais vous en sortez particulièrement percé, autant qu'une passoire. La légende raconte que Laurence d'Arabibine, un soir particulièrement arrosé, aurait connu semblable mésaventure, et qu'il aurait conservé dans le gras de la fesse, des traces de l'accident.
Alinéapathique, alinéapathie : Forme curieuse de morosité ayant tendance à rendre amorphe. Les médecins s'accordent à penser qu'elle proviendrait de la difficulté qu'ont certaines personnes à supporter les lignes droites ou la droite ligne. En effet, certains sujets acceptent mal les angles droits, les parallèles, les plans, les droites affines, enfin tout ce qui ressemble, de près ou de loin, à un alignement, qu'il soit de Karnak ou de Stonehenge. Ils se sentent peu à peu prisonnier de cette ligne, font l'amalgame avec la ligne de vie, la ligne de conduite, la ligne blanche, la ligne jaune. Se pensant aculés, cernés par les lignes, il se laissent sombrer dans une espèce de mollesse triste. Laurence d'Arabibine, faisait régulièrement des crises d'alinéapathie, notamment lorsqu'il était contraint d'aligner ses troupes sur la ligne du front.
Amertuméfié (e) - Amertuméfaction : Se dit d'un visage ou d'une expression si douloureuse, si triste, si pleine de désespoir et de déception que les yeux gonflent, les lèvres tremblotent, le front se plisse irrémédiablement, les joues s'affaissent et le menton se met à fuir. Nul ne sait les raisons qui font que certaines personnes déclenchent un crise d'amertuméfaction. Aux dires des scientifiques qui se penchent sur la question, le fait de vivre une ugnon pourrait accélérer l'apparition de la crise. Il paraît que Laurence d'Arabibine, sur la fin de sa vie, avait la mine amertuméfiée. Sans doute l'abus d'apéros gourgandinatoires.
Amikado : Jeu consistant à entasser sa bande de potes sur un tatami et à tirer sur un pied au hasard en essayant de deviner à qui il appartient. Divertissement populaire tombé en désuétude, sauf chez les yétis. Laurence d'Arabibine était réputé pour organiser des parties d'amikado restées mémorables.
Amorsure : Sentiment particulier qui laisse des traces profondes, et parfois, de douloureuses cicatrices.
Amouron : Petite fleur qui s'ouvre certaines nuits quand un tendre oiseau se pose sur le bord d'un lit de solitude. Il faut guetter la floraison de l'amouron, elle est rare, la guetter et la savourer.
Anémiche : Disparition soudaine et imprévisible des muscles fessiers. Survient parfois lorsque l'imprudent ou l'imprudente s'est lancé dans la cuisson d'innombrables blinis.
Angéliquide De Peyracrobate (1820 - 1910) : Marquise extrêmement célèbre pour ses exploits, tels que : chevaucher à cru un zébulbe ; apprivoiser une horde de filoups ; composer une symphonie pour farfeluths et colibrius ; dompter un champ de férociboulette. Ses errances, ses aventures ont fait l'objet de récits tous plus épiques les uns que les autres. Malgré la différence d'âge et de condition sociale, elle aurait eu une longue histoire d'amour avec Laurence d'Arabibine. Sur ces vieux jours, elle distillait, paraît-il, de la liqueurdelion.
Antisceptique : Un antisceptique croit que ceux qui croient qu'il ne faut pas croire, ou croire en rien ni en personne, ne sont que des incroyants...
Aristocrabe : Type d'individu appartenant à la vieille noblesse et qui longe les murs pour le faire oublier.
Arlequintal : Acteur de la Comedia del Arte sur le retour et qui joue lourdement son rôle.
Aveule : Type de confidence extorquée avec plus ou moins de délicatesse qui ne vaut pas grand chose. Au sens littéraire, ce type de confidence est souvent le fruit d'individus adulterrorisés, ou encore de certains micavaleurs, lorsqu'ils désirent à moitié mentir à leur moitié.
Azurageux : S'emploie pour un regard qui lance un éclair, le coup de foudre, quoi. Laurence d'Arabibine, lorsqu'il participait à une gorgie, reluquait toutes les filles en pamoison de son regard azurageux, d'autant plus azurageux que la profondeur du bleu schtroumpf de ses iris est restée légendaire.
Badinette : « Manger avec badinette ». Façon de déguster un plat extrêmement gracieuse, tout en tenant des propos insignifiants sur un ton amusé et taquin. Laurence d'Arabibine, lorsqu'il était d'excellente humeur, picorait dans les plats, lors de ses apéros gourgandinatoires, avec une certaine badinette de bon aloi et toujours très élégante.
Bambouc : Insulte proférée à l'encontre de certains individus mâles peu soignés de leur personne et ayant une nette tendance à l'obsession sexuelle.
Basmatibet : sorte de met dont les yétis raffolent. Tout le problème, c'est que l'ingrédient de base, le galanteriz, ne pousse pas dans les montagnes enneigées du Yétibet. Alors, pour se procurer cette improbable graine, les yétis organisent d'incroyables expéditions. Le plus curieux, c'est qu'ils arrivent à passer inaperçu lorsqu'ils vont voler quelques kilos de la légumineuse dans les galanterizières du nord-ouest du sud-est asiatique. Et un yéti discret... c'est dire la valeur du plat, à leurs yeux.
Bavouer - Bavoueur (se): Forme d'aveu qui ressemble plus à de la médisance qu'à la simple expression de la vérité ou à la relation de faits. Le Quai des Orfèvres apprécie tout particulièrement cette forme de délation. Les fonctionnaires de cette auguste institution ont un mot entre eux pour qualifier leurs bavoueurs, il les appellent des indics. Vu côté truand, on aurait tendance à dire « balance ». Mais bon, chaque culture a son langage. Il paraît que Yétibéri, au moment de sa bataille pour la Mairiche du Yétibet avait missionné un aréopage de bavoueurs et bavoueuses dont la mission était de discréditer ses adversaires. Ce procédé serait, depuis, devenu une arme électorale comme une autre. Pour ma part, je n'en crois rien.
Bicéphallus : Yéti particulièrement préoccupé par les réactions curieuses de sa zone céphalo-thalamique. En effet, chez le yéti, cette zone minuscule de l'hypothalamus régit les désirs profonds liés à la reproduction. Elle est encore très proche du cerveau reptilien, lui même hérité des cavernes. Autant dire qu'un yéti bicéphallus passe beaucoup de temps aux cervelatrines à observer son oiseau en se posant des questions. Mais le plus remarquable, c'est son attitude avec les dames yétis. Comme si tout le reste de son cerveau se mettait en grève à l'approche d'un jupon et que seul la zone céphalo-thalamique s'affolait. Entraînant un indéniable résultat physiologique : le bafouillement. On n'a jamais observé d'être humain bicéphallus... encore que, certains médecins affirment qu'il faudrait étudier la question.
Bidhochet : Jeu que les Yétis achètent pour leurs petits. Souvent fabriqué à base de zébulbe. Le jeu prend plusieurs formes, mais la plus commune est un os à moelle contenant des croquettes de viande séchée qui poussent un doux chuchotement quand on agite le joujou. Accessoirement, comme le jeu est bio, il sert également à se faire les dents.
Bienveillage : (Toujours selon LomiLomi) Bienveillance en vue d'un grand âge. Le méfiage est au bienveillage ce que la méfiance est à la confiance.
Bigorneauphone : Système de communication particulièrement ingénieux utilisé dans les grands fonds. Ce sont les baudroies qui ont mis au point la technique. Il paraît que cette innovation serait entrain d'envahir les marais et les rivières. Et que, désormais, les poissons ne se rencontrent plus guère, préférant passer un coup de bigorneauphone, plutôt que de se déplacer.
Blizzarbi : Vent vicieux et tournant qui s'engouffre soudainement sous les jupes des filles, dans les bouches de métro ou dans tout endroit incongru. La victime préférée du blizzarbi est le beau parleur. Ce vent malin n'a de cesse, quand il repère l'un de ces spécimens, que de lui clouer le bec d'une bonne bourrasque. Mais il sait également cultiver son image. Lors d'une scène restée célèbre au cinéma, une très belle actrice blonde et replète tente de retenir sa robe blanche qui s'envole, et bien c'est blizzarbi qui jouait le rôle du courant d'air. A part quelques cinéphiles, peu s'en souviennent. La légende raconte aussi que Laurence d'Arabibine appris le discernement et à mesurer ses propos à coup de grandes claques de blizzarbi.
Brebite : Equivalent féminin d'un bambouc.
Bonneveillance : (Dictionnaire des mots nés - LomiLomi) Veillée des vieilles et vieux avec beaucoup de malséance. Il est à remarquer que chez les yétis, la bonneveillance est l'ambiance naturelle animant les soirées d'hiver, au plus profond des grottes, lorsque les familles se regroupent autour du feu.
Bordélégué : Grande gueule dans une multinationale.
Bossuaire Jean-Raymond Aymery de (1602-1658) : Homme d'église réputé pour la virulence de ses sermons qui viraient presque systématiquement à l'homélivide. D'ailleurs, le souvenir de sa férocité est tel qu'il a laissé un dicton : « Là où Bossuaire passe, l'homélivide repasse, la terre trépasse et l'air s'efface ».
Boussolde : Instrument fort utile aux guéridonzelles et aux morustiques qui leur permet, en période trouble, de subvenir à leur folie acheteuse à tous les coups. La boussolde indique toujours le point de vente le plus proche. Une boussolde de qualité prend également la précaution de clignoter en cas de rapport qualité/prix intéressant.
Boussolicitude : Gentille petite boussole qui se préoccupe, non pas d'indiquer le nord, mais de le faire perdre.
Boussolidaire : Mot utilisé en général au pluriel. On parle usuellement de boussolidaires. Laurence d'Arabibine, lors de ses campagnes de reconnaissance dans les mots du Yétibet, avait pourvu son escadron de boussolidaires, qui indiquaient invariablement le saharade le plus proche. Un saharade au pays des yétis... l'histoire ne dit pas si l'on en vit jamais.
Boussolide : Espèce indestructible de boussole. Mise souvent en scène dans les opéras épiques de Wagnerde bœuf. La Boussolide mythique du héros wagnerdebovin est bien connue.
Boussoliloque : Catégorie d'instrument qui se perd en conjectures avant de décider de poser qu'elle pourrait peut-être émettre une hypothèse tentant à prouver qu'éventuellement le nord est sans doute, mais cela reste à prouver, magnétique.
Boussoluble : Piège à con de l'aventurier. Vaut très cher au marché des antiquaires. On n'en connaît plus d'exemplaires encore en état d'utilisation.
Boussolution : Utiliser une boussolution revient à tirer à pile ou face. Surtout si l'on n'a pas le sens de l'orientation.
Broussaioli : Arbre à mayonnaise. Les morustiques préfèrent d'ailleurs les bottes de broussaioli aux bottes de foin.
Bulotdeconsolation : Prix attribué lors des lotos organisés par les morustiques bretonnes. Ce n'est jamais le premier prix d'ailleurs. Dans les lotos qui ont la chance d'avoir des dotations élevées, le pot de mayonnaise est offert avec le bulotdeconsolation.
Calmitude : état du cœur qui ne ressent plus rien. Il paraît qu'après un concert de farfeluth, si le musicien s'est révélé exceptionnel, le cœur part en calmitude.
Caravanémie : Groupe de deux dromadaires acheminant du sel à travers le Sahara.
Carmagnôle : Danse improvisée, extrêmement désarticulée, exécutée par des individus avinés. On observe que les adeptes des apéros gourgandinatoires effectuent souvent des pas de carmagnôle. Cette danse curieuse s'apparente à la démarche titubante d'un pilier de comptoir, mais avec plus de délicatesse, plus de construction dans l'enchaînement des mouvements.
Carpétoman : Homme de spectacle qui produit des bruits incongrus en marchant.
Cascadepte : Espèce d'individu qui pense que faire des bonds joyeux et des saltos impressionne les dames. Autant il n'y a pas de morustiques chez les yétis, autant il y a des cascadeptes.
Ceritournelier : Arbre à ceritournelle.
Ceritournelle : fruit du ceritournelier. La ceritournelle est ronde, juteuse, d'une belle couleur bleu-schtroumpf à maturité. Elle émet une mélodie gracieuse quand on la cueille et se laisse volontiers déguster.
Cervelatrine : Lieu d'aisance où se vider la tête. Certains yétis libidineufs s'enferment régulièrement dans les cervelatrines.
Chapontife : Personnage de quelque congrégation religieuse qui, l'âge venant, s'est tellement bâfré qu'il a fini par ressembler à une grasse volaille. Le Chapontife souvent caquète et raconte des tas de bêtises. Mais on a connu le cas de chapontifes pris de remords, en se souvenant des quantités industrielles de nourriture ingurgitée durant leur chapontificat. Ils ont diafané, juste avant de mourir.
Choralité : Repas pris en coeur ou en choeur, c'est comme vous voulez...
Cirrhoscar : Prix alloué lors d'un concours intervillage entre piliers de comptoirs. Malgré l'effort de certains champions, jamais un yéti n'a gagné un cirrhoscar.
Clavessein : Caresse masculine plutôt osée destinée à tirer de petits cris de souris à leur partenaire pendant les câlins.
Colibrius: Oiseau amphibie présentant la particularité d'être agité par un hoquet permanent. De couleur verte, certaines de ses plumes peuvent varier du vert le plus tendre à l'émeraude. Animal joyeux, primesautier et volontiers farceur. La sagesse populaire prétend que voir un colibrius au petit matin annonce une journée particulièrement remplie de bonnes choses, mais ne dit pas lesquelles...
Cocutané : signe psychosomatique d'une vie adultérine avérée. Une infection cocutanée se présente souvent comme une tâche rouge ou violine, de la taille d'une pièce de monnaie et située à la base du cou, exceptionnellement sur un sein. Type d'infection inconnue chez les yétis compte tenu de l'épaisseur de la toison qui les protège.
Cocutanévrose : Type très particulier de manifestation d'une infection cocutanée.
Courburiné(e) : Vieillissement prématuré qui se signale par des ridules concentriques autour de la bouche et du nez. Cette configuration très particulière n'a pas d'origine génétique, mais serait due à des excès de liqueurdelion de mauvaise qualité.
Craméridien : Méridien très particulier sous lequel toute peau exposée grille invariablement. Ce méridien est capricieux, il se déplace, il a des lubies. On peut le rencontrer au Yétibet. Bien que ce soit assez rare.
Crevaisonge : Perte de ses illusions.
Crevassedic : Aumône allouée avec parcimonie sous prétexte de difficultés économiques.
Cruditélépathe : Caractérise la particularité qu'ont certains légumes à communiquer leur angoisse d'être cueillis, le soir à la fraîche. Le cri muet de la carotte est pathétique et met toujours le jardinier, s'il est un tant soit peu médium, dans un état proche de l'apoplexie, voire de la culpabilité destructrice. Laurence d'Arabibine, aux dires de ses biographes, aurait abandonné ses cultures maraîchères, lorsque, sortant d'un saharade, et après un apéro gougandinatoire particulièrement chargé, il aurait voulu aller manger des carottes nouvelles et des petits radis dans son jardin. Il aurait alors été si bouleversé par les suppliques de ces légumes qu'il n'aurait jamais plus touché la binette, mais, tout de même, continué de toucher la fillette.
Cutanévrose : Trace matérielle de l'existence d'une névrose. En général, il s'agit d'éruptions rosâtres, urticantes, disséminées selon la nature de la névrose. Parfois, l'éruption est cocutanée. On parle alors de cocutanévrose.


Vous en dites...