Accuitélépathie : Lien qui unit deux êtres au point que l'un ressent ce que l'autre pense ou éprouve. Il est extrêmement rare que ce type de lien se développe spontanément. Il se
construit dans l'habitude, la vie commune. Il n'est pas rare que, au bout de plusieurs années de vie commune, la femme devine avec une certaine accuitélépathie que son époux recherche la
chaussette rouge manquante. Il suffit que l'homme regarde ses pieds pour que la femme percute.
Adulterrorisé(e) : Individu désirant plus que tout passer dans le camp des adultérins, souvent pour des raisons légitimes, ne pas confondre avec un
micavaleur, mais qui, faute de courage, ne s'organise pas suffisamment bien, pour permettre à ses amours cachées de fleurir. Du coup, il est contraint à papillonner car aucun partenaire potentiel
sensé ne peut supporter ses incessantes excuses qui n'ont de réalité que dans la trouille qu'éprouve le quidam. Souvent trop pressé d'en découdre avec le sexe opposé sans avoir réellement
réfléchit à la situation. Risque majeur : devenir un micavaleur justement.
Agavanie : Plante grasse des régions désertiques. L'agavanie ressemble vaguement à une orchidée boursouflée, mais, au lieu d'avoir des feuilles, elle
des raquettes piquantes, qu'elle agite de façon traîtresse. Il faut se méfier de l'agavanie surtout quand elle réussit à s'implanter en buisson. On a souvent vu des personnes éméchées se faire
happer par un touffe d'agavanies, à la sortie d'un saharade. La plante affectionne la proximité des saharades, sans doute parce qu'en titubant, les quidams tombent sur elle. Et lorsque vous
tombez sur une agavanie, vous lui permettez de se reproduire, mais vous en sortez particulièrement percé, autant qu'une passoire. La légende raconte que Laurence d'Arabibine, un soir
particulièrement arrosé, aurait connu semblable mésaventure, et qu'il aurait conservé dans le gras de la fesse, des traces de l'accident.
Alinéapathique, alinéapathie : Forme curieuse de morosité ayant tendance à rendre amorphe. Les médecins s'accordent à penser qu'elle proviendrait de la
difficulté qu'ont certaines personnes à supporter les lignes droites ou la droite ligne. En effet, certains sujets acceptent mal les angles droits, les parallèles, les plans, les droites affines,
enfin tout ce qui ressemble, de près ou de loin, à un alignement, qu'il soit de Karnak ou de Stonehenge. Ils se sentent peu à peu prisonnier de cette ligne, font l'amalgame avec la ligne de vie,
la ligne de conduite, la ligne blanche, la ligne jaune. Se pensant aculés, cernés par les lignes, il se laissent sombrer dans une espèce de mollesse triste. Laurence d'Arabibine, faisait
régulièrement des crises d'alinéapathie, notamment lorsqu'il était contraint d'aligner ses troupes sur la ligne du front.
Amertuméfié (e) - Amertuméfaction : Se dit d'un visage ou d'une expression si douloureuse, si triste, si pleine de désespoir et de déception que les
yeux gonflent, les lèvres tremblotent, le front se plisse irrémédiablement, les joues s'affaissent et le menton se met à fuir. Nul ne sait les raisons qui font que certaines personnes déclenchent
un crise d'amertuméfaction. Aux dires des scientifiques qui se penchent sur la question, le fait de vivre une ugnon pourrait accélérer l'apparition de la crise. Il paraît que Laurence
d'Arabibine, sur la fin de sa vie, avait la mine amertuméfiée. Sans doute l'abus d'apéros gourgandinatoires.
Amikado : Jeu consistant à entasser sa bande de potes sur un tatami et à tirer sur un pied au hasard en essayant de deviner à qui il appartient.
Divertissement populaire tombé en désuétude, sauf chez les yétis. Laurence d'Arabibine était réputé pour organiser des parties d'amikado restées mémorables.
Amorsure : Sentiment particulier qui laisse des traces profondes, et parfois, de douloureuses cicatrices.
Amouron : Petite fleur qui s'ouvre certaines nuits quand un tendre oiseau se pose sur le bord d'un lit de solitude. Il faut guetter la floraison de
l'amouron, elle est rare, la guetter et la savourer.
Anémiche : Disparition soudaine et imprévisible des muscles fessiers. Survient parfois lorsque l'imprudent ou l'imprudente s'est lancé dans la cuisson
d'innombrables blinis.
Angéliquide De Peyracrobate (1820 - 1910) : Marquise extrêmement célèbre pour ses exploits, tels que : chevaucher à cru un zébulbe ; apprivoiser une
horde de filoups ; composer une symphonie pour farfeluths et colibrius ; dompter un champ de férociboulette. Ses errances, ses aventures ont fait l'objet de récits tous plus épiques les uns que
les autres. Malgré la différence d'âge et de condition sociale, elle aurait eu une longue histoire d'amour avec Laurence d'Arabibine. Sur ces vieux jours, elle distillait, paraît-il, de la
liqueurdelion.
Antisceptique : Un antisceptique croit que ceux qui croient qu'il ne faut pas croire, ou croire en rien ni en personne, ne sont que des
incroyants...
Aristocrabe : Type d'individu appartenant à la vieille noblesse et qui longe les murs pour le faire oublier.
Arlequintal : Acteur de la Comedia del Arte sur le retour et qui joue lourdement son rôle.
Aveule : Type de confidence extorquée avec plus ou moins de délicatesse qui ne vaut pas grand chose. Au sens littéraire, ce type de confidence est
souvent le fruit d'individus adulterrorisés, ou encore de certains micavaleurs, lorsqu'ils désirent à moitié mentir à leur moitié.
Azurageux : S'emploie pour un regard qui lance un éclair, le coup de foudre, quoi. Laurence d'Arabibine, lorsqu'il participait à une gorgie, reluquait
toutes les filles en pamoison de son regard azurageux, d'autant plus azurageux que la profondeur du bleu schtroumpf de ses iris est restée légendaire.
Badinette : « Manger avec badinette ». Façon de déguster un plat extrêmement gracieuse, tout en tenant des propos insignifiants sur un ton amusé et
taquin. Laurence d'Arabibine, lorsqu'il était d'excellente humeur, picorait dans les plats, lors de ses apéros gourgandinatoires, avec une certaine badinette de bon aloi et toujours très
élégante.
Bambouc : Insulte proférée à l'encontre de certains individus mâles peu soignés de leur personne et ayant une nette tendance à l'obsession
sexuelle.
Basmatibet : sorte de met dont les yétis raffolent. Tout le problème, c'est que l'ingrédient de base, le galanteriz, ne pousse pas dans les montagnes
enneigées du Yétibet. Alors, pour se procurer cette improbable graine, les yétis organisent d'incroyables expéditions. Le plus curieux, c'est qu'ils arrivent à passer inaperçu lorsqu'ils vont
voler quelques kilos de la légumineuse dans les galanterizières du nord-ouest du sud-est asiatique. Et un yéti discret... c'est dire la valeur du plat, à leurs yeux.
Bavouer - Bavoueur (se): Forme d'aveu qui ressemble plus à de la médisance qu'à la simple expression de la vérité ou à la relation de faits. Le Quai
des Orfèvres apprécie tout particulièrement cette forme de délation. Les fonctionnaires de cette auguste institution ont un mot entre eux pour qualifier leurs bavoueurs, il les appellent des
indics. Vu côté truand, on aurait tendance à dire « balance ». Mais bon, chaque culture a son langage. Il paraît que Yétibéri, au moment de sa bataille pour la Mairiche du Yétibet avait missionné
un aréopage de bavoueurs et bavoueuses dont la mission était de discréditer ses adversaires. Ce procédé serait, depuis, devenu une arme électorale comme une autre. Pour ma part, je n'en crois
rien.
Bicéphallus : Yéti particulièrement préoccupé par les réactions curieuses de sa zone céphalo-thalamique. En effet, chez le yéti, cette zone
minuscule de l'hypothalamus régit les désirs profonds liés à la reproduction. Elle est encore très proche du cerveau reptilien, lui même hérité des cavernes. Autant dire qu'un yéti
bicéphallus passe beaucoup de temps aux cervelatrines à observer son oiseau en se posant des questions. Mais le plus remarquable, c'est son attitude avec les dames yétis. Comme si tout le reste
de son cerveau se mettait en grève à l'approche d'un jupon et que seul la zone céphalo-thalamique s'affolait. Entraînant un indéniable résultat physiologique : le bafouillement. On n'a jamais
observé d'être humain bicéphallus... encore que, certains médecins affirment qu'il faudrait étudier la question.
Bidhochet : Jeu que les Yétis achètent pour leurs petits. Souvent fabriqué à base de zébulbe. Le jeu prend plusieurs formes, mais la plus commune est
un os à moelle contenant des croquettes de viande séchée qui poussent un doux chuchotement quand on agite le joujou. Accessoirement, comme le jeu est bio, il sert également à se faire les
dents.
Bienveillage : (Toujours selon LomiLomi) Bienveillance en vue d'un grand âge. Le méfiage est au bienveillage ce que la méfiance est à la confiance.
Bigorneauphone : Système de communication particulièrement ingénieux utilisé dans les grands fonds. Ce sont les baudroies qui ont mis au point la
technique. Il paraît que cette innovation serait entrain d'envahir les marais et les rivières. Et que, désormais, les poissons ne se rencontrent plus guère, préférant passer un coup de
bigorneauphone, plutôt que de se déplacer.
Blinibards : Petites crêpes soufflées,
légèrement ventrues, qui font les délices des soirées gourgandinatoires, chez les yétis. Elles sont toujours servies par paires. Elles ont une forme très particulière, une boule de gomme étant
posée, à la dernière seconde de cuisson, au centre de la crêpe. Le jeu consiste à deviner, avant de croquer, le parfum de la boule. Le mot a été détourné, puisque certains yétis sur le retour
affublent parfois les attributs de leur dulcinée, également blette, d’être devenus plats comme des blinibards. Blizzarbi : Vent vicieux et tournant qui s'engouffre soudainement sous les jupes des filles, dans les bouches de métro ou dans tout endroit incongru.
La victime préférée du blizzarbi est le beau parleur. Ce vent malin n'a de cesse, quand il repère l'un de ces spécimens, que de lui clouer le bec d'une bonne bourrasque. Mais il sait également
cultiver son image. Lors d'une scène restée célèbre au cinéma, une très belle actrice blonde et replète tente de retenir sa robe blanche qui s'envole, et bien c'est blizzarbi qui jouait le rôle
du courant d'air. A part quelques cinéphiles, peu s'en souviennent. La légende raconte aussi que Laurence d'Arabibine appris le discernement et à mesurer ses propos à coup de grandes claques de
blizzarbi.
Brebite : Equivalent féminin d'un bambouc.
Bonneveillance : (Dictionnaire des mots nés - LomiLomi) Veillée des vieilles et vieux avec beaucoup de malséance. Il est à remarquer que chez les
yétis, la bonneveillance est l'ambiance naturelle animant les soirées d'hiver, au plus profond des grottes, lorsque les familles se regroupent autour du feu.
Bordélégué : Grande gueule dans une multinationale.
Bossuaire Jean-Raymond Aymery de (1602-1658) : Homme d'église réputé pour la virulence de ses sermons qui viraient presque systématiquement à
l'homélivide. D'ailleurs, le souvenir de sa férocité est tel qu'il a laissé un dicton : « Là où Bossuaire passe, l'homélivide repasse, la terre trépasse et l'air s'efface ».
Boussolde : Instrument fort utile aux guéridonzelles et aux morustiques qui leur permet, en période trouble, de subvenir à leur folie acheteuse à tous
les coups. La boussolde indique toujours le point de vente le plus proche. Une boussolde de qualité prend également la précaution de clignoter en cas de rapport qualité/prix intéressant.
Boussolicitude : Gentille petite boussole qui se préoccupe, non pas d'indiquer le nord, mais de le faire perdre.
Boussolidaire : Mot utilisé en général au pluriel. On parle usuellement de boussolidaires. Laurence d'Arabibine, lors de ses campagnes de
reconnaissance dans les mots du Yétibet, avait pourvu son escadron de boussolidaires, qui indiquaient invariablement le saharade le plus proche. Un saharade au pays des yétis... l'histoire ne dit
pas si l'on en vit jamais.
Boussolide : Espèce indestructible de boussole. Mise souvent en scène dans les opéras épiques de Wagnerde bœuf. La Boussolide mythique du héros
wagnerdebovin est bien connue.
Boussoliloque : Catégorie d'instrument qui se perd en conjectures avant de décider de poser qu'elle pourrait peut-être émettre une hypothèse tentant à
prouver qu'éventuellement le nord est sans doute, mais cela reste à prouver, magnétique.
Boussoluble : Piège à con de l'aventurier. Vaut très cher au marché des antiquaires. On n'en connaît plus d'exemplaires encore en état
d'utilisation.
Boussolution : Utiliser une boussolution revient à tirer à pile ou face. Surtout si l'on n'a pas le sens de l'orientation.
Broussaioli : Arbre à mayonnaise. Les morustiques préfèrent d'ailleurs les bottes de broussaioli aux bottes de foin.
Bulotdeconsolation : Prix attribué lors des lotos organisés par les morustiques bretonnes. Ce n'est jamais le premier prix d'ailleurs. Dans les lotos
qui ont la chance d'avoir des dotations élevées, le pot de mayonnaise est offert avec le bulotdeconsolation.
Caleçondage : sorte de caleçon qu’apprécient
particulièrement les yétis mâle rassis, pour l’aisance autant que pour la capacité à émettre des statistiques sur la quantité de gaz produite dans la journée. Une plaisanterie, certes douteuse,
est en vogue en ce moment chez les yétis : « Quand mon caleçondage a gigoté, ta culotarrie ».
Calmitude : état du cœur qui ne ressent plus rien. Il paraît
qu'après un concert de farfeluth, si le musicien s'est révélé exceptionnel, le cœur part en calmitude.
Caravanémie : Groupe de deux dromadaires acheminant du sel à travers le Sahara.
Carmagnôle : Danse improvisée, extrêmement désarticulée, exécutée par des individus avinés. On observe que les adeptes des apéros gourgandinatoires
effectuent souvent des pas de carmagnôle. Cette danse curieuse s'apparente à la démarche titubante d'un pilier de comptoir, mais avec plus de délicatesse, plus de construction dans l'enchaînement
des mouvements.
Carpétoman : Homme de spectacle qui produit des bruits incongrus en marchant.
Cascadepte : Espèce d'individu qui pense que faire des bonds joyeux et des saltos impressionne les dames. Autant il n'y a pas de morustiques chez les
yétis, autant il y a des cascadeptes.
Ceritournelier : Arbre à ceritournelle.
Ceritournelle : fruit du ceritournelier. La ceritournelle est ronde, juteuse, d'une belle couleur bleu-schtroumpf à maturité. Elle émet une mélodie
gracieuse quand on la cueille et se laisse volontiers déguster.
Cervelatrine : Lieu d'aisance où se vider la tête. Certains yétis libidineufs s'enferment régulièrement dans les cervelatrines.
Chapontife : Personnage de quelque congrégation religieuse qui, l'âge venant, s'est tellement bâfré qu'il a fini par ressembler à une grasse volaille.
Le Chapontife souvent caquète et raconte des tas de bêtises. Mais on a connu le cas de chapontifes pris de remords, en se souvenant des quantités industrielles de nourriture ingurgitée durant
leur chapontificat. Ils ont diafané, juste avant de mourir.
Choralité : Repas pris en coeur ou en choeur, c'est comme vous voulez...
Cirrhoscar : Prix alloué lors d'un concours intervillage entre piliers de comptoirs. Malgré l'effort de certains champions, jamais un yéti n'a gagné un
cirrhoscar.
Citronçonné : fruit en tranche dont l’acidité
surprend, surtout si on s’en sert de lingette démaquillante. Clavessein : Caresse masculine plutôt osée destinée à tirer de petits cris de souris à leur partenaire pendant les câlins.
Colibrius: Oiseau amphibie présentant la particularité d'être agité par un hoquet permanent. De couleur verte, certaines de ses plumes peuvent varier
du vert le plus tendre à l'émeraude. Animal joyeux, primesautier et volontiers farceur. La sagesse populaire prétend que voir un colibrius au petit matin annonce une journée particulièrement
remplie de bonnes choses, mais ne dit pas lesquelles...
Cocutané : signe psychosomatique d'une vie adultérine avérée. Une infection cocutanée se présente souvent comme une tâche rouge ou violine, de la
taille d'une pièce de monnaie et située à la base du cou, exceptionnellement sur un sein. Type d'infection inconnue chez les yétis compte tenu de l'épaisseur de la toison qui les protège.
Cocutanévrose : Type très particulier de manifestation d'une infection cocutanée.
Courburiné(e) : Vieillissement prématuré qui se signale par des ridules concentriques autour de la bouche et du nez. Cette configuration très
particulière n'a pas d'origine génétique, mais serait due à des excès de liqueurdelion de mauvaise qualité.
Craméridien : Méridien très particulier sous lequel toute peau exposée grille invariablement. Ce méridien est capricieux, il se déplace, il a des
lubies. On peut le rencontrer au Yétibet. Bien que ce soit assez rare.
Crevaisonge : Perte de ses illusions.
Crevassedic : Aumône allouée avec parcimonie sous prétexte de difficultés économiques.
Cruditélépathe : Caractérise la particularité qu'ont certains légumes à communiquer leur angoisse d'être cueillis, le soir à la fraîche. Le cri muet de
la carotte est pathétique et met toujours le jardinier, s'il est un tant soit peu médium, dans un état proche de l'apoplexie, voire de la culpabilité destructrice. Laurence d'Arabibine, aux dires
de ses biographes, aurait abandonné ses cultures maraîchères, lorsque, sortant d'un saharade, et après un apéro gougandinatoire particulièrement chargé, il aurait voulu aller manger des carottes
nouvelles et des petits radis dans son jardin. Il aurait alors été si bouleversé par les suppliques de ces légumes qu'il n'aurait jamais plus touché la binette, mais, tout de même, continué de
toucher la fillette.
Culottarie : dessous des femelles yétis
particulièrement expansif, noir et glissant, voire visqueux pour les modèles de luxe. Cutanévrose : Trace matérielle de l'existence d'une névrose. En général, il s'agit d'éruptions rosâtres, urticantes, disséminées selon la nature de la
névrose. Parfois, l'éruption est cocutanée. On parle alors de cocutanévrose.
Dépérire : Mourir de bonheur. Yétibère, sur la fin de sa vie, alors qu'il se poétiolait, disait souvent : « Mon Empire pour dépérire ! ».
Diafaner : maigrir doucement, de façon à laisser passer une jolie lumière à travers un corps devenu presque transparent. On observe ce mode
d'amaigrissement surtout chez les femmes romantiques. Les yétis femelles ne diafanent pas en général.
Dominoctambule : Sorte de quidam ayant une propension à déambuler d'une façon très curieuse, la nuit. Un pas dans la lumière, un pas dans l'ombre.
Certaines avenues trop éclairées ne permettent pas aux dominoctambules d'assouvir leur curieuse manie.
Doucéphalée : Sorte de migraine gentille qui prend au soir d'un printemps trop fleuri. La douleur n'est pas perceptible, mais provoque un afflux de
mots poétiques pour ceux qui font un crise. Les yétis sont peu sujets à la doucéphalée. Il faut dire que le Yétibet n'est pas connu pour ses printemps cléments. Par contre, Stradivariusufruit
souffrait de doucéphalée chronique. Il paraît que c'est lors d'un crise qu'il a composé le célèbre « Adagio pour tanche et farfeluth ».
Ebauchoire : Tentative ratée de chute esthétique.
Ebranlette : Petite gâterie auto administrée qui vous retourne le cerveau.
Ecartélévisuel : Mode de communication très à la mode en période de crise. Le Président Nictoplasme Razratis est coutumier du fait.
Entrechatte : Sorte de mouvement de danse extrêmement gracieux, en général effectué par des petites rates d'opéra. La différence avec un entrechat
classique, c'est que l'entrechatte est plus féminine. Il existe paraît-il un sens figuré à ce mot, mais la décence m'interdit d'en parler ici.
Etuile : Ancêtre du préservatif tel que connu actuellement. On retrouve, dans les montagnes du Yétibet, des étuiles cousues en boyaux de zébulbes. La
technique d'exécution est remarquable. Les Paléontologues s'accordent sur ce point, faisant remarquer la richesse des décors bien que les artisans de l'époque n'avaient sans doute à leur
disposition que des aiguilles en arêtes de saumon et de fines lanières de cuir en guise de fil. Compte tenu, à la fois de la porosité du matériau, et des fuites engendrées par les coutures, la
médecine doute de l'efficacité du système, mais note que la préoccupation du contrôle des naissances est ancienne. Une expression aurait perduré de cette époque reculée : « Ce gosse est un bébé
étuile !!! ». Le taux de natalité étant élevé chez les yétis, leurs observateurs supposent qu'ils se servent encore d'étuiles, mais rien n'est certain à ce propos.
Evadécence: Attitude toute en délicatesse et polie lors de la fuite d'un lieu clos. Les yétis las de leur fourruralité se carapatent en général avec
évadécence.
Fanfarondecuir : Type de fonctionnaire en voie de disparition.
Fasticot : petit ver qui choisit les soirées
mondaines pour se mettre à gratter son hôte. On raconte que Laurence d’Arabibine fut victime d’une attaque de fasticots, alors qu’il comptait fleurette à la belle Angélique de Peyracrobate. Il
aurait été contaminé par une guéridonzelle alors qu’il aurait abusé de liqueurdelion, lors d’une virée dans un saharade, et qu’il exécutait un pas de carmagnôle avec ladite guéridonzelle à
l’hygiène douteuse. Farfeluth : Instrument de musique atypique, à cordes et dont le nombre est compris entre 1 et 1253. La caisse de résonance est en bois, mais on connaît
des farfeluths en zinc. On raconte que Stradivariusufruit mena des recherches avec des matériaux comme le coton ou le marbre. Il n'a pas laissé d'écrits sur ses découvertes éventuelles. Le
farfeluth possède un manche au minimum. A partir de 8 manches, l'instrument devenant compliqué à jouer, on parle de farfeluths à plusieurs mains. Ce qui caractérise cet objet, c'est son inutilité
dans un orchestre symphonique. En effet, quelque soit la manière dont il est joué, on est jamais certain de la note qui voudra bien s'envoler. Ce qui pose problème avec des partitions
classiques.
Farfeluthier : Concepteur d'instruments de musique, des farfeluths principalement, jouant résolument faux, voire de manière imprévisible. Le plus grand
des farfeluthier, Stradivariusufruit a non seulement laissé de nombreux instruments d'une valeur inestimable, mais a composé plusieurs œuvres destinées à des quatuors pour triangle et farfeluth.
Devenir farfeluthier requiert de longues années de pratique et des dispositions naturelles très particulières. Avoir l'oreille absolument fausse est l'une de ces conditions rédhibitoires. Mais il
y en a d'autres, telles que le non respect des délais, l'incohérence et l'indiscipline. Toutes choses qui se cultivent, contrairement à l'oreille absolument fausse, innée.
Festondeuse : Outil de coiffeur ou merlan, permettant de festondre.
Festondre : Façon de couper les pois, très à la mode chez les yétis, qui consiste, à l'aide d'une festondeuse, à cranter délicatment, en vagues
ondulées, les différents niveaux de poils. L'art de la festonsure a vu son apogée sous Yétibère, lui-même prenant grand soin d'avoir toujours le pli fait et l'arrondi harmonieux
Festonsure : Coupe réalisée à la festondeuse.
Férociboulette : Herbes aromatiques retournées à l'état sauvage et au caractère ombrageux.
Filoup (f. filouve) : Canidé espiègle qui vit dans les montagnes du Yétibet. On en trouve encore quelques groupes à l'état sauvage. Cet animal a été
domestiqué depuis longtemps par le peuple yéti qui s'amuse des farces perpétrées par les filouveteaux, durant les longues soirées d'hiver. La légende attribue à un filouve d'avoir recueilli,
nourri et protégé les jumeaux Yétimus et Yétimulus, fondateurs du Yétibet.
Fluidéal(e) : Qualifie un état extrêmement rare qui intervient par magie entre deux êtres soit de sexe opposé, soit du même sexe (on a rien observé
d'identique si le sexe est neutre ou indéterminé). L'entente coule de source entre ces deux personnes, les mots devenant inutiles. Il paraît que l'état amoureux favoriserait cette qualité de
relation. Cela n'est pas scientifiquement prouvé, malgré des études sérieuses menées par l'éminente psychobiologiste Pénélope Hinel, qui n'est pas un second couteau en la matière. On attend
d'ailleurs une communication essentielle sur le sujet dans les jours qui viennent.
Forgerondeau : Petite musique nocturne sifflotée dans son sommeil par un machéral-ferrant passionné par son métier.
Fourmidinette- fourmidinet : Jeune fille romantique ayant la fâcheuse habitude de collectionner les histoires
d'amour. Une fourmidinette est plutôt discrète, minutieuse et passe, la plupart du temps, inaperçue. Une des caractéristiques les plus étonnantes de la fourmidinette, c'est la propension qu'elle
a à n'être jamais là où on l'attend. Les fourmidinettes sont en général appréciées lors des apéros gourgandinatoires pour être des spécialistes du grattage de dos. Le masculin de fourmidinette
n'est pas « fourmidinet » comme on pourrait le croire, mais « fourminet ». Au contraire de la fourmidinette, le fourminet se comporte comme un chat de gouttière, un matou matois.
Fourmilitant(e)- Fourmilitantisme (subs) : Forme de revendication, de revendicateurs (trices) qui ne peuvent absolument pas envisager de développer la
moindre idée personnelle. Ils s'agglutinent en tribus, se choisissent un leader et répètent tout ce que le gourou dit. LePénible est l'archétype des meneurs que l'on trouve dans les clubs de
fourmilitants.
Frimastodonte : se dit de l'hiver quand il abuse. Les yétis se plaignent souvent que les frimastodontes les empêchent de profiter autant qu'ils le
souhaiteraient, de la cueillette des tortulipes, et de soirées tendres sous les yétivolis.
Froisséxe : Foufoune ou zigounette ayant pris un gros coup de vieux, dû à l'âge ou encore aux turlupitudes, à la luxure et aux abus (abus n'étant pas
précisé en la matière). On raconte que Laurence d'Arabibine a, très jeune, été affublé d'un froisséxe.
Fourruralité : Etat sédentaire des Yétis dans une ferme d'élevage.
Fulminageoire : Appendice que l'on retrouve chez certains grands singes, aujourd'hui atrophié chez l'homme, situé à la base du cerveau reptilien, de
forme caudale, et qui ondulait en fonction de l'état émotionnel du sujet. On en retrouve cependant la trace lors d'une grande colère dans le léger tremblement du cerveau (réf. Dr Pelure, études
sous IRM). Chez les yétis, rien n'est sûr en ce qui concerne la disparition de la fulminageoire...
Funambulatoire : Déplacement qui ne tient qu'à un fil : "un chemin funambulatoire". Les itinéraires empruntés par les yétis sont souvent
funambulatoires. Ils s'en foutent, ils sont agiles les yétis.
Garbardinette : Vêtement de pluie pouvant servir de nappe de pique nique et comportant, dans la doublure, tout le nécessaire à improviser un repas pris
sur le pouce. Les gabardinettes les plus haut de gamme comportent souvent une poche pour garder fraîche la galantinette. les mauvaises langues disent que la poche à galantinette empêche tout
simplement la diffusion d'odeurs désagréables.
Galanteriz : céréale extrêmement rare qui ne pousse qu'en un seul endroit du sud-est asiatique. Sa culture est très particulière, pour qu'elle
s'épanouisse, il faut la saluer chaque matin, lui prodiguer quelques compliments et surtout prendre soin de sa susceptibilité. Froissée, la plante peut choisir de se réfugier sous l'eau de la
galanterizière, et alors, elle se laisse pourrir. Ne pas confondre avec la galanteriz-de-veau, qui est une appellation abusive de la fricassée de couilles de zébulbes.
Galanterizière : Sorte de piscine naturelle où pousse le galanteriz. Malgré l'intérêt économique que représenterait la mise au point d'une
galanterizière artificielle, nul n'est jamais arrivé à accommoder la plante hors de son milieu d'origine.
Galantinette : Pâté de volailles qui ont été élevées à proximité des latrines. Ne pas confondre avec la cervelatrine. Mais il est toujours possible de
déguster de la galantinette dans une cervelatrine. D'ailleurs, les yétis libidineufs lorsqu'ils veulent se vider la tête aux cervelatrines, se munissent souvent de galantinette car, parfois,
l'opération prend un temps certain (ça dépend du yéti).
Gémiroiter : Promettre à son namoureux ou à sa namoureuse des instants câlins dignes de leur faire lâcher toutes leurs contenances.
Géométriceps : muscle érecteur mal placé qui aurait tendance à tourner en cercle vicieux.
Glorifieux : Terme né d'un lapsus d'un collaborateur de la grammairienne Pénélope Hulante qui signifierait « fier de sa gloire naissante ». Yétibéri
est souvent qualifié d'être un glorifieux par ses ennemis politiques.
Gnomade : Personnage légendaire que l'on retrouve autant dans la geste de l'ouest parisien que dans les contes du Yétibet.
Gommelette : Omelette caoutchouteuse et qui demande un effort de mastication conséquent. C'était le plat préféré de Laurence d'Arabibine, aux dires de
certains histoiriens.
Gorgie : Fête débridée où il est de bon ton d'étaler ses appâts. Certains apéros gougandinatoires finissent en gorgies.
Gourgandinatoire : Sorte d'apéritif réservé aux messieurs et destiné à nourrir autant leur estomac que leur libido. "Un apéro gourgandinatoire".
Grammairderien : Sorte d'érudit qui réfléchit énormément mais qui affiche un immuable sourire niais. L'un des grammairderien les plus connus est une
grammairderien, la célèbre Pénélope Uscule - vous remarquerez que ce mot est invariable, et invariablement masculin comme d'habitude, « grammairderienne » ne voulant rien dire-. L'empereur
Yétibère, sur ses vieux jours, quand il ne poétiolait pas, a rédigé un ouvrage qui fait aujourd'hui référence, sur la syntaxe croisée entre la langue Yéti grégaire et l'apport contradictoire des
parlers de l'Ouest Parisien. En ce sens, on peut dire que Yétibère, compte tenu de sa jovialité légendaire, que d'aucuns prenaient pour de la simplicité, voire de la débilité, était un
grammairderien remarquable.
Grimacérer : Adopter une attitude physionomique figée, et la garder le plus longtemps possible, voire définitivement.
Guéridonzelle : Forme moderne des plantes vertes. Sorte de rôle de figuration dans des émissions de télévision. Le guéridonzelle, contrairement à la
plante verte, ne sert pas qu'à faire joli. Il est aussi chargé de porter un certain nombre d'accessoires qui peuvent être des objets : colliers de créateurs, fringues de marque, chaussures,
etc... Mais, également, il est chargé de porter le poids moral de la médiocrité de l'émission. C'est pourquoi, en plus de caractéristiques plastiques évidentes, on lui demande une certaine
culture générale et aptitude à sortir deux phrases correctes. Certains mannequins dont la carrière ne décolle pas, pour survivre, acceptent parfois ce job. Enfin, dans les apéros
gourgandinatoires de haut vol, l'organisation embauche des guéridonzelles , afin de distraire les convives. Dans ce cas, ces travailleuses de l'ombre ont à porter la culpabilité des participants,
qui viennent souvent sans leurs épouses, en plus d'avoir à supporter leur humour contestable, et d'avoir à rapporter les verres à la cuisine.
Hachier : Embêter quelqu'un jusqu'à le ratatiner, jusqu'à ce qu'il se sente coupé en tous petits bouts, voir réduit à l'état de parmentier. Laurence
d'Arabibine était réputé pour hachier ses collaborateurs lorsqu'il avait trop fait la fête dans un apéro gourgandinatoire.
Hannibaloche : Héros mythique qui aurait passé les Alpes à dos d'éléphant au rythme d'une valse particulièrement déstructurée, sans doute jouée sur
l'ancêtre du farfeluth. Laurence d'Arabibine s'est souvent inspiré de la légende d'Hannibaloche pour élaborer ses stratégies guerrières. Hannibaloche aurait, la légende le rapporte, signé de
nombreux pactes de non agression avec les yétis qui occupaient encore les Alpes, en ce temps là. Tout le monde sait que, depuis, les yétis se sont repliés au Yétibet.
Harenculé(e) : Merlan ou coiffeur, qui, à force de regarder son namoureuse avec des yeux bizarres, finit par la décourager. Et quand la Dulcinée se
fait la malle, on dit qu'il est un harenculé ou qu'il s'est fait harenculé. Bien que le terme puisse me mettre au féminin, il est rare qu'une coiffeuse se fasse traiter d'harenculée.
Harenculer (se faire) : Se faire plaquer à cause d'un regard de merlan frit.
Hilarambo : Type de bravache qui rate toutes ses tentatives, en étant particulièrment ridicule, pour défendre la veuve et l'orphelin. Laurence
d'Arabibine, d' après certains de ses biographes, lorsqu'il sortait de son saharade préféré, se comportait parfois en Hilarambo.
Homélivide : Sermon asséné avec une telle force et une telle hargne, qu'il vous laisse sur le carreau et blanc comme un linge. Bossuaire était, dit-on,
le chantre de l'homélivide. Il en a d'ailleurs laissé trace (Cf : Bossuaire, Homélivides - Les Editions du Yétibet) dans un ouvrage désormais célèbre.
Homerdicain : Habitant de l'Hormerdique du Nord. L'Homerdicain moyen se caractérise par des dents blanches et alignées et par le port systématique
d'appareils destinés à mettre les ratiches bien droites dans son enfance. Certains persistent à conserver cet ornement buccal jusqu'à un âge avancé. Une des principales occupations de
l'Homerdicain consiste à « faire du fric » quitte, pour cela, à affamer, assoiffer, exploiter et polluer le reste de la planète. Cette activité est d'ailleurs passionnelle au point que, quand
vous rencontrez un Hormerdicain, avant même de s'être présenté, il vous demande combien vous gagnez.
Homerdici : Habitant de l'Homerdique du Sud. L'Homerdici moyen est une Homerdici. La spécialité de ce peuple est la production de mannequins et de Miss
Mondes. Les chirurgiens esthétiques de ce continent sont réputés pour la qualité des réfections qu'ils sont capables d'opérer. L'histoire dit cependant que ce ne fut pas sans mal, puisqu'on a
souvent eu à déplorer des explosions fessières, lors de vols intercontinentaux, subies par de jeunes Homerdici qui s'étaient faites siliconer le popotin.
Hormerdique : Vaste continent qui occupe beaucoup de place entre deux océans. Situé très loin du Yétibet. Il est divisé en deux parties distinctes,
l'Homerdique du Nord et l'Homerdique du Sud. Ces deux entités économiques très puissantes se regardent la plupart du temps en chiens de faïence. En effet, l'Hormerdique du Nord, à population
majoritairement blanche, méprise cordialement l'Homerdique du Sud, tout en lui faisant des tas de courbettes histoire de lui piquer ses ressources. L'Homerdique du Sud, elle, à fort peuplement
métis et hispanisant, en pleine croissance, doit faire face à de nombreuses guérillas fomentées par quelques mégalomanes originaires du Nord. Du coup, elle se complait à entretenir l'illusion
qu'une économie collectiviste peut renaître sur son territoire. Les habitants de l'Homérique du Nord sont les Homerdicains. Ceux du sud sont les Homerdici.
Honteuf : Fête ou soirée très arrosée, en général peu reluisante, où les convives se laissent aller à toutes leurs pulsions, sans censure. Laurence
d'Arabibine, lorsqu'il sortait de son saharade préféré, après avoir copieusement abusé de gommelette et de liqueudelion, lors d'apéritifs gourgandinatoires, allait souvent s'achever dans une
honteuf.
Hugoret Virtoc (1810-1895) : Ecrivain Yéti majeur. Fondateur de la littérature classique et romantique du 19ème siècle. On lui doit la plupart des
grandes épopées lyriques et poétiques retraçant l'histoire du Yétibet et la mémoire des grands rois ou empereurs qui régnèrent. Œuvres principales : La Légende des Bègues, Notre Lame de Rami,
Truie Naze.
Ibèreprimaire (olé !) : Moment de l'histoire de la planète trop peu connu, et quasiment pas étudié, durant lequel les grands primates commencèrent à
casser les noix en rythme, tout en tentant d'écraser les ptérodactyles qui essayaient de les piquer dans leur sommeil. Tout le monde sait que le ptérodactyle est l'ancêtre de l'anophèle.
Idéalibi : Excuse vaseuse destinée à faire croire qu'un petit mensonge est en fait une marque de respect ainsi qu'une de volonté de ne pas blesser.
Dans une séparation, les protagonistes abusent en général d'idéalibis.
Illégaleux (se) : Résultat d'une torture particulièrement féroce, encore en vigueur au Yétibet. La peine, l'illégâle, consiste à lâcher une colonie de
poux broyeurs dans la toison du condamné. Est appliquée pour des délits mineurs. On croit savoir que Laurence d'Arabibine tenta d'utiliser ce moyen de pression pour discipliner ses soldats, mais
qu'une mauvaise manipulation, alors qu'il tenait une boîte de poux broyeurs sur ses genoux, l'en aurait dissuadé. C'est peut être à cette époque qu'il se fit rare. La légende dit que, après une
campagne, il aurait été empêché de fréquenter les apéros gourgandinatoires pour une raison inconnue.
Incartaddiction : Cas avéré d'addiction aux légers écarts de conduite ou à l'extravagance. L'abus de galantinette entraîne souvent une incartaddiction.
Laurence d'Arabibine, lorsqu'il sortait de son saharade préféré, et lorsqu'il avait participé à un apéro gourgandinatoire largement alimenté en galantinette se lançait dans une carmagnôle
effrénée. C'était le symptôme le plus évident de son incartaddiction. Il en souffrait depuis son plus jeune âge.
Indigogo : Bleu à la coloration très curieuse. On a observé chez les yétis une tendance à virer au bleu indigogo lorsque quelqu'un se moque d'eux. Les
personnes coléreuses, lorsqu'elles sont au paroxysme de cette émotion, piquent souvent des colères indigogos. Couleur inconnue dans le spectre lumineux.
Jabobo : Poche molle située en dessous du cou. Elle est souvent nettement marquée chez les bourgeois bohèmes. Les cause de son apparition sont en cours
d'étude. Certains chercheurs l'attribuent à l'excès de nourriture et de boisson, notamment lors d'apéros gourgandinatoires ou de gorgies. D'autres pensent que le bourgeois bohème, à force de
pérorer, développe un jabobo lié à la façon dont il sort le cou et gonfle la voix dans les discussions. Les deux causes seraient liées, car les apéros gourgandinatoires, chez les bourgeois
bohèmes, finissent souvent en batailles de mots. On ne sait pas si Laurence d'Arabibine avait un jabobo.
Jargondole : Sorte de patois utilisé par une corporation en voie de disparition : le gondolier. Les quelques traducteurs connus de ce langage affirment
qu'il sert surtout à se gausser des amoureux qui se bécotent dans ce type d'embarcation. Plus subtilement, le jargondole serait un moyen de communiquer de l'information entre collègues,
information destinée organiser des parties d'amikado.
Jaimse Bonde : Espion dont l'avidité à culbuter la femelle est notoirement connue. Le personnage est un peu fat et surtout souvent empêché par des
embarras gastriques. Il n'a pas, comme son illustre homonyme, un permis de tuer. Tout juste a-t-il le droit de passer un coup de fil en cas de danger. Compte tenu du temps de réponse moyen et des
difficultés à contacter un interlocuteur compétent, Jaimse Bonde utilise son énergie à fuir les ennuis.
Jouiscivette : Certains yétis, les femelles plus exactement, seraient parfois, au moment de l'extase sexuelle, débordantes et dégoulinantes d'une
substance particulièrement odorante. Les mâles les appellent alors des jouiscivettes. A noter que les parfumeurs paieraient une fortune pour capturer une jouiscivette et que l'empereur Yétibère
était friand de ce type de femelles. Il faut croire que cette spectaculaire explosion de plaisir enivre les yétis mâles.
Joulala : Unité de mesure d'un cri de surprise. Les yétis sont capables, lorsqu'on les surprend au coin d'une grotte, de pousser des hurlements dont
l'intensité sonore, en joulalas, dépasse largement ce que le tympan humain est capable de supporter.
Juronde : Comptine enfantine qui permet aux petits yétis d'apprendre tous les gros mots qu'ils auront à mémoriser afin de bien se comporter lors des
réunions sous les yétivolis.
Képipi : Coiffe portée par Laurence d'Arabibine lors de ses campagnes africaines. La forme est incertaine et l'utilisation encore plus. Ses biographes
signalent que lorsqu'il sortait d'un saharade, après un apéro gourgandinatoire, il s'isolait en prenant grand soin d'emmener son képipi... Mais nul ne sait ce qu'il faisait alors. Cette question
restera sans doute l'une des grandes énigmes de l'Histoire.
Krypthon : Sorte de matériau magique, que l'on trouve sur une planète lointaine, dont serait originaire un certain Superman. Le Krypthon, ingurgité à
forte dose, permettrait à une morustique au physique ingrat, de se voir transformée en créature capable de postuler au job de guéridonzelle. On n'a pas encore observé de cas permettant de
vérifier cette rumeur.
Lardondon : Morustique ayant abusé de galantinette .
Laurence d'Arabibine (1840-1900) : Personnage mythique porté sur la bouteille.
Légendre : Le légendre est au prince charmant, ce qu'une belle mère discrète, compréhensive et généreuse est à un jeune couple, extrêmement rare.
Toutes les femelles yétis rêvent de voir leur fille épouser un légendre.
LePénible (1932 - Pas encore mort) : Homme politique contemporain, édenté et agressif, qui, par une terrible coup du sort et une étrange maladie, se
voit contraint de se promener les bras en l'air et à manger du poisson tous les vendredis. Certains supposent que cette attitude pour le moins curieuse lui attirerait un électorat sensible aux
effluves musqués qui émanent de ses dessous de bras. Il faut dire que sa part d'humanité est très peu perceptible dans ses discours. Il paraît donc normal qu'il rassemble autour de lui les
quidams légèrement dépourvus de synapses.
Libidineuf (neuve) : Yéti mâle (ou femelle) n'ayant pas encore connu de congénère (au sens biblique du terme, bien sûr !). Principaux utilisateurs des
cervelatrines.
Libidoyer : Ecouter sa libido. Terme dont l'origine est assez obscur. Certains sémanticiens ou étymologistes pensent que le "Oyez ! Oyez ! Bonnes
gens", clamé le soir, dans le cadre des avis à la population, dérive de "Libidoyez ! Libidoyez !", qui donnait l'autorisation au peuple de commencer son activité de reproduction. Au moyen-âge,
une vague de pruderie aurait déformé le terme... Chez les yétis, lorsqu'un mariage est célébré, la déclaration solennelle se termine systématiquement par "Libidoyez !".
Litanihilisme : Sorte de diatribe endiablée, répétitive et un tantinet incantatoire qui incite l'écoutant à oublier les plaisirs de la vie. Style
rhétorique inventé par Bossuaire. Liqueurdelion : Messieurs, si vous voulez que votre amoureuse vous prenne pour un preux chevalier, offrez lui une petite liqueurdelion !
Loanana : Héroïne d'un passé révolu particulièrement bien nibardée. Elle aurait commencé sa carrière en tant que replétui professionnelle. Elle aurait
animé des apéros gourgandinatoires particulièrement arrosés pour le compte d'une chaîne franchisée de saharades bien connue.
Mairiche: Ce terme recouvre deux significations, il représente à la fois l'instance gouvernementale du Yétibet, sorte d'assemblée des sages, et le nom
de la grotte qui sert de salle de réunion de ce même gouvernement.
Maladigérer : Etat parfois lourd que l'on ressent après un apéro gourgandinatoire où les gueridonzelles se sont avéré, à l'usage, n'être que des
brebites.
Mallécrit : Mauvais mot-valise. "Péplume" est un mallécrit.
Mangémir: Emettre un bruit incongru lorsque la déglution s'avère difficile, souvent sous le coup d'une émotion, ou encore lorsqu'une rage de dent
perturble la mastication. Un arlinquintal mangémit après un spectacle médiocre.
Méfiage : Selon LomiLomi (sémanticienne bien connue, enseignant notamment à l'Université de la Rue des Blogs) méfiance due à l'expérience de l'âge. Il
est notoirement connu qu'à la fin de sa vie, l'Empereur Yétibère était tombé dans le méfiage sans discernement, malgré le fait qu'il se poétiolait.
Mélassitude : Etat de fatique chronique dans lequel un individu se sent englué.
Malséance : (Dictionnaire des mots nés - LomiLomi) Bien qu'utilisant ce mot assez régulièrement, LomiLomi n'en donne pas une définition claire. Ceux
qui ont attentivement étudié les ouvrages de cette sémanticienne ont tendance à penser que la malséance serait une attitude hostile adoptée lors de séances de spiritismes ou peut-être une
sensation désagréable située à l'arrière train et ressentie lors d'une séance de cinéma dans une salle aux sièges particulièrement inconfortables. Espérons que LomiLomi nous éclairera à ce sujet
dans un de ses ouvrages à venir. (Dictionnaire des mots nés - LomiLomi) Bien qu'utilisant ce mot assez régulièrement, LomiLomi n'en donne pas une définition claire. Ceux qui ont attentivement
étudié les ouvrages de cette sémanticienne ont tendance à penser que la serait une attitude hostile adoptée lors de séances de spiritismes ou peut-être une sensation désagréable située à
l'arrière train et ressentie lors d'une séance de cinéma dans une salle aux sièges particulièrement inconfortables. Espérons que LomiLomi nous éclairera à ce sujet dans un de ses ouvrages à
venir.
Méroudouxdoux : sauf anomalie anatomique, ce terme ne concerne que les mammifères mâles. Il remplace le mot « mérouston », tombé en désuétude. Seuls
certains yétis de l'ancienne génération utilisent encore ce terme. Quant à la blague bien connue, elle est moins drôle forcément : Le poil de méroudouxdoux, ça ne veut plus rien dire !
Mérousse : Poisson de la famille de Jojo, en
général femelle, mais on connaît des mérousses mâles, considérés pendant longtemps comme des accidents de la nature. Fort Heureusement, Yétibère, dans son immense sagesse, a réhabilité les
mérousses mâles en prouvant que l’alevin était tout simplement passé près d’un nuage de laitance contaminée par les essais nucléaires. La mérousse est séductrice et elle porte souvent des
perruques. Julie la mérousse a d’ailleurs laissé un bon souvenir du côté de chez Squame. La pire espèce de mérousse est la mérousse pétante. Dans des bulles nauséabondes, elle laisse toujours
traîner quelques remarques bien senties. Merveillanse : (Source LomiLomi) Se dit d'un beau paysage breton très découpé par de petites baies et anses. Certains grammairiens un peu tatillons
(cf. Pénélope Hulante) observent que la notion de merveillanse pourrait bien s'appliquer à d'autres criques et bords de mer.
Micavaleur : type d'homme qui s'imagine que briller et séduire sont les deux mamelles de leur égo . Les Loulous sont généralement des micavaleurs. On
connaît probablement tous des micavaleurs (ou micavaleuses, d'ailleurs), pour en avoir été parfois victimes.
Microbésité : tendance dans la société actuelle, et compte tenu de la culture gastronomique importée d'Amérique du nord, qu'ont certains microbes à
adopter le format de leurs porteurs, sains ou non.
Missivresse : Lettre destinée à faire défaillir de désir et d'amour tout amant devenu tiède. La missivresse est couramment utilisée lors de rencontres
virtuelles ou lorsque la distance ne permet pas de se retrouver régulièrement. La rumeur raconte que Laurence d'Arabibine était particulièrement doué pour l'écriture de missivresses, surtout
quand il sortait d'un apéro gourgandinatoire particulièrement arrosé. C'est à lui que l'on prête la célèbre phrase dans la missivresse « ton cul pour un empire », et qui devait conquérir le cœur
d' Angéliquide de Peyracrobate : « Je n'aurai de cesse, ma douce, de vous lutiner, de vous butiner, jusqu'à ce que, telle une jouiscivette, vous débordiez de reconnaissance... ».
Mohicancre : Tribu décimée autant par la colonisation que par l'alcool et la consanguinité, dont les individus ont pour seul objectif d'avoir la plus
mauvaise note, quelque soit l'examen auquel ils se présentent. En général, on ne naît pas mohicancre, on le devient par choix politique ou philosophique. La légende veut que Stradivaviusufruit,
avant de se découvrir une vocation de farfeluthier, aurait appartenu à cette secte dont les modalités d'intronisation sont encore mal connues de nos jours.
Moutonton : Oncle qui ne contrarie jamais personne - sens figuré : certains collaborateurs d'un ancien président de la république étaient surnommés
"Les moutontons du Présidense"...
Morustique : Issu du vieux patois côtier, en général utilisé pour décrire quelque femme légère qui, non contente de se laisser culbuter par qui veut
dans les bottes de foin, en plus réside en bord de mer... Un comble ! Jamais une femelle yéti ne s'est entendue traitée de « morustique ». Forcément, au Tibet, les bottes de foin et la mer sont
denrées rares.
Nabiroute : Mouvement pictural, orientaliste, du XXème siècle dont le seul objet du délire artistique est la peinture de bites, de toutes le formes,
toutes les longueurs, et dans tous les états. Aux dires des historiens de l'art experts de cette époque, il s'agissait pour les artistes, de poser la question fondamentale suivante : « Les hommes
pensent-ils tous avec leur vit ? ». La question fit querelle, querelle qui prit le joli nom de « Quenelle d'Onanie ». Et l'on vit monter à la tribune tout ce que la société d'alors comptait
d'intellectuel. Mais, faute de tribuns, la question resta sans réponse et se dégonfla d'elle même.
Nacrève : Sorte de grippe qui pousse le malade à fabriquer des perles uand il se mouche. La nacrève est une maladie infantile bénigne chez les enfants
yétis, beaucoup plus problématique chez les adultes.
Naviculotte : Algue particulièrement vicieuse qui a tendance à se développer dans les sous-vêtements des petites filles négligées. Un bon développement
de la naviculotte suppose une température d'au moins 37° et l'existence d'humidité. Chez les Yétis, négligées ou pas, les petites filles ne sont jamais envahie par la naviculotte. Pour deux
raisons. Le froid tout d'abord, qui ne permet pas à cette algue de proliférer. De plus les yétis ne portent pas de culotte.
Nibardé(e) : Caractéristique de certains individus, le plus souvent de sexe féminin d'ailleurs, qui sont plus qu'équipées en attraits mammaires. Les
femelles yétis sont particulièrement nibardées. Ainsi que les héroïnes des opéras de Wagnerdeboeuf.
Novicelard(e) : Débutant dans l'art et la manière de pourrir la vie de ses congénères. Les Tanches sont connues pour être les victimes régulières des
novicelards.
Numismateur : Collectionneur de monnaie ancienne, qui ne recherche que des pièces ayant un trou dans leur centre.
Octopuant : Synonyme d'octoputride, la différence, minime, tient au parfum. Alors que l'octoputrice fleure bon le déchet de viande avariée, l'octopuant
aurait tendance à sentir la laitue décomposée.
Octopubère : Pieuvre ayant tout juste achevé sa croissance. L'octopubère se reconnaît à l'auréole encore rosée, mais virant au parme, qui encercle
chacune de ses ventouses. Elle se laisse mollement porter par les flots, en clignant de son œil avide de rencontrer un poulpe charmeur. En général, on trouve des troupeaux d'octopubères, en train
de piailler et de piétiner, devant les magasins de chiffons, ceux que les pieuvres aiment à porter sur le sommet de leur crâne gélatineux.
Octopucelle : Jeune pieuvre n'ayant pas fait ses preuves. Elle a souvent l'opercule encore obstrué par les traces de son enfance. Certains yétis,
appartenant à la catégorie des bamboucs, reniflent l'octopucelle comme on renifle le fumet du broussaïoli un soir d'amikado.
Octopuces : Bestioles parasites des octopus vulgaris. Elles dénotent cependant d'un manque d'hygiène chronique du porteur, étant allergiques à toute
forme de détergent, savon et autres lessives.
Octopugilat : Se dit d'un coup porté par une pieuvre malveillante, de bas en haut, dans l'œil d'une autre pieuvre. Par extension, le terme sert à
qualifier certaines querelles, et certains poulpes hargneux, qui, n'osant pas utiliser leur attributs mâles, préfèrent l'argutie et la phrase assassine à une bonne prise de ventouses bien
virile.
Octopulpeuse : sorte de pieuvre ayant tendance à l'embonpoint. Elle est remarquable pas un enrobage des deux tentacules gauches, qui prennent l'allure
de gros doigts boudinés. L'octopulpeuse est prisée le long des rives de la Méditerranée, les autochtones considérant avec méfiance une pieuvre filiforme. Laurence d'Arabibine appréciait
particulièrement les octopulpeuses, surtout en escabèche.
Octopurge : Herbe particulière qui permet à un poulpe ou à une pieuvre, de se libérer l'abdomen en cas d'embarras gastrique. Certains otocputrides ou
octopuants sont si désagréables qu'ils agissent, sur leurs concitoyens, comme des octopurges, au premier regard. Mais c'est assez rare, et c'est heureux.
Octopustule : Sorte d'excroissance ragoûtante qui s'installe au coin de l'œil d'un octopuant, ou d'un octoputride. C'est la marque physique de la
malveillance du poulpe en question. Et bien que l'individu affecté de cette maladie fasse des efforts titanesques pour camoufler sa tare, l'octopustule finit toujours par éclater comme un
furoncle sur le front d'un adolescent.
Octopute, octoputain : Pieuvre à la ventouse légère. Ces termes sont souvent utilisés en guise d'insultes par des octopus vulgaris indélicats. En tout
état de cause, derrière une octopute, il y a souvent un maquereau qui se cache.
Octoputréfier (S') : Se laisser pourrir sur un fil, l'œil percé et la ventouse nouée. C'est le sort qui attend, en général, les poulpes ou les pieuvres
dont la comportement social est contestable. Laurence d'Arabibine, grand homme s'il en est, ne s'est pas octoputréfié sur ses vieux jours. Pas plus, d'ailleurs, qu'Angéliquide de
Peyracrobate.
Octoputride : Poulpe malfaisant qui utilise la calomnie pour se débarrasser de tout quidam, pieuvre ou non, qui entrave son avancée vers le profit
facile et la jouissance vulgaire. On reconnaît un octoputride à l'impression de crasse qu'il dégage. Même lorsqu'il s'astique sous le geyser, il sent mauvais. Il sent mauvais parce qu'il pense
mauvais, ça déteint. Laurence d'Arabibine, lors de ses campagnes, ne manquait pas d'occire tout octoputride qui se trouvait sur son chemin. Il a sans doute rendu de fiers services à l'humanité.
Il manque, car le monde connaît une recrudescence notoire d'octoputrides.
Olivresque : couleur que finissent par avoir les rats de bibliothèques. Ni Hannibaloche, ni Laurence d'Arabibine n'ont jamais vu leur teint prendre un
aspect olivresque, forcément, ce n'est quand même pas la culture qui les étouffait ces deux là !
Ossaturbulent(e) : Curieuse aptitude qu'ont certains membres à faire ce qu'ils veulent, en dépit de la volonté de leur possesseurs. On observe, chez
les yétis bicephallus, que les mains sont souvent ossaturbulentes. Surtout la droite.
Ossemental(e) : Forme de maladie extrêmement bizarre qui amène la personne atteinte à ne plus percevoir que le squelette de ses interlocuteurs, à ne
vouloir jouer qu'aux osselets ; à se damner pour ronger une carcasse de poulet ; à jeter la viande du gigot et à garder l'os ; à claquer des dents. Il n'est pas rare de rencontrer un malade
ossemental dans un cimetière, tant ce type de malade présente une addiction obsessionnelle pour les histoires d'os. Il est possible qu'Hamlet ait été atteint d'un syndrome
ossemental.
Palabribus : Lieu de discussion que l'on retrouve souvent à la sortie des saharades. C'est l'endroit préféré des cascadeptes. Le palabribus est à la
culture du comptoir ce que le boudoir est à la culture des guéridonzelles : inutile mais incontournable.
Paperascasse : Courrier épineux, souvent malodorant.
Pécarisette : Sourire niais d'une tête de lard.
Péplume : Mauvais film antique et anachronique où les toges sont remplacées par des plumes d'autruches (il existe des références en matière de
péplume).
Perplexus : Ce mot désigne deux parties
distinctes de l’anatomie des yétis. Le perplexus lunaire et le perplexus solaire. Le perplexus lunaire est situé juste entre les deux parties charnues de l’arrière d’un yéti. Il a d’ailleurs
tendance à prendre de l’ampleur avec les années. Il est fort probable que l’amour que développe le yéti mâle pour le caleçondage est lié à l’accroissement de son perplexus lunaire. L’organe a une
fonction non identifiée, mais de récentes études auraient mis en lumière son rôle incontournable dans la reproduction des yétis. Notamment les perplexus mâles et femelles auraient la capacité de
se renifler et d’identifier le ou la meilleur (e) partenaire possible. Quant au perplexus solaire, il est situé juste au milieu du poitrail. Il rougit violemment en cas d’émotions. C’est
pourquoi, dans la haute société yéti, les populations portent des bavoirs. Non pas parce que la nourriture dégouline inévitablement dans leur toison, ça, c’est de la politesse vis-à-vis de la
cuisinière, mais pour camoufler le fait qu’un yéti est ému, quelle qu’en soit la raison. De plus, quand les perplexus lunaires se cooptent, les solaires virent au vin rouge. Pétassathé : Epouse passive qui accepte le devoir conjugal à l'anglaise : parce que c'est l'heure et/ou le moment. Les yétis sont peu concernés par
cette pratique.
Philosofa: Autre nom d'une réunion de vieux potes qui refont le monde. "Samedi dernier, je me suis éclatée, j'ai fait "philosofa". Les yétis
velubriques sont généralement allergiques aux philosofas.
Pilosilence : Attaque sourde et muette d'un cheveu sur la langue.
Pléthoriquet (à la houppe) : Groupe d'individus qui, bien qu'affichant sinon de la laideur, du moins un physique ingrat, n'en demeurent pas moins des
princes. Certains sont roux. Gr. : attention, l'expression "un groupe de pléthoriquets" est un pléonasme.
Poétioler (se) : Se ratatiner avec grâce, et en n'ommettant jamais de prononcer quelques vers de circonstance. Il est assez rare qu'un yéti se
poétiole. L'empereur Yétibère reste cependant l'un des derniers cas connus à avoir vieilli en se poétiolant.
Porchardon (expression populaire '"faire pochardon") : Compulsion consistant à s'alcooliser copieusement afin de se débarrasser de ses épines dans le
pied. Certains yétis, velubriques et porcinéphiles, les soirs de mélassitude, font porchardon.
Poiluxure : Déviance chez les yétis consistant à arracher des touffes de duvet à Madame pendant les câlins.
Porcinéphile: Spectateur(trice) préférant entre tous styles de films, ceux qui dévoilent de superbes corps dans des positions équivoques. On constate
d'ailleurs que certains yétis, velubriques, présentent une tendance nette à être des porcinéphiles.
Présidense: Homme ou femme de pouvoir omnipotent qui occupe le devant de la scène avec un certain poids.
Priappétit : synonyme de « libido débordante et affamée ». Passons le sujet "yétis"...
Pourrigolo : Type d'homme (ou de femme, d'ailleurs - pourrigolotte) qui camoufle ses mauvais penchants derrière un humour de pacotille. Certains
velubriques sont des pourrigolos.
Quêtiquette : Chemin tout tracé, prévisible et souvent mystique, repris par d'innombrables mâles. La quêtiquette de Yétibéri pour le reconquête de la
Mairiche de Yétibet est désormais bien connue.
Quolibéret : Sorte de plaisanterie un peu lourde, qui aurait tendance à faire un fromage de la moindre baguette de pain. Laurence d'Arabibine détestait
les quolibérets. Presque autant qu'il aimait les saharades.
Rabrougrivois (e) :se dit d'une blague, d'une plaisanterie, d'un canular, dont la chute se ratatine brusquement, tant
elle est de mauvais goût. Les yétis sont connus pour monter des farces rabougrivoises.
Replétui : Femme pulpeuse dont les hommes ont tendance à ne voir que l'entrecuisse. Certains yétis sont friands de femmes replétuis.
Repopotin : Le sens de ce mot est très controversé dans les milieux autorisés... Certains pensent que M. et Mme Pipelet, souffrant d'une attaque de
pilosilence sont contraints au repopotin. Autrement dit au repos du potin. D'autres affirment que cela fait référence à une vieille expression yétienne "l'hôtel du cul tourné". A chacun de
choisir son camp. La controverse a cependant fait querelle, la fameuse "querelle des anciens et des modernes".
Rétinette : Manie consistant à regarder les miches des filles par le trou de la serrure des vécés à la maternelle. Cette manie disparaît en général
avec l'entrée en primaire (sauf chez les yétis, bien sûr).
Révérance : Salut effectué par une jeune première qui sent la marguerite, c'est à dire la petite fille qui se néglige, et dont l'odeur masque la grâce
du geste.
Saharade : Bicoque plantée au milieu de nulle part qui sert à boire ce que l'on veut. Laurence d'Arabibine était un pilier de saharade.
Sentimentir: Utiliser des sentimensonges pour arriver à ses fins, généralement sexuelles. Ex: Après m'avoir sentimenti, il m'avait gémiroité. Notons
que Laurence d'Arabibine, lorsqu'il rencontra l'Empereur Yétibère, se crût obligé de sentimentir afin de séduire à des fins politiques, la fille préférée de l'éminent bonhomme, mais nous aurons
l'occasion de revenir sur ce sujet.
Sentimenteur(euse) : Se dit d'une personne qui sentiment. Ex: draguer comme un sentimenteur. Les micavaleurs usent souvent de ce subterfuge pour vivre
leur passion de la séduction sans discernement.
Sentimensonge: mensonge relatif à ses sentiments. A noter que les victimes de sentimensonges versent dans le méfiage sur leurs vieux jours.
Sérail-aie-aie-aie : Harem dont le sultan souffre de priapisme. D'ailleurs, chez certains yétis... Sens figuré : Parti politique qui applique la
promotion canapé.
Silancinant (e) : Ambiance caractéristique de certaines nuits de la pleine lune dont l'absence totale de bruit agace autant qu'un mal de dent. Virtoc
Hugoret, aimait à situer l'horreur des profondes nuits de sa légende des bègues dans une ambiance silancinante.
Silphydèle : Gracieuse jeune fille qui reste, quoi qu'il arrive, attaché au même homme. Certaines Walkirigoles ont commencé leur carrière en tant que
silphydèles.
Solitairelle : fruit un peu acide mais si délicat qui se cache pour mûrir, qui se cache avec plaisir, par choix. Mais il se laisse volontiers découvrir
par qui sait le chercher. Sens figuré : jolie et ronde solitude qui s'épanouit dans la contemplation de l'infinitude d'un plateau ardéchois.
Stradivariusufruit (Antoignon -1650/1740) : Célèbre farfeluthier italien dont les instruments restent les plus connus de ce type. Ses créations sont
les plus imprévisibles de la catégorie. Il donnait des noms à ses farfeluths et certains sont arrivés jusqu'à nous. Le Messiecirculaire, réputé pour sa propension à partir en vrille selon
l'artiste qui le joue. La Pucellophane qui émet à période d'une ronde, le doux cri d'un grillon qu'on grille. Ou encore le Dolphinchampagne, pétillant, imprévisible, et dont la tessiture va de la
platitude à l'hébétude, selon le degré d'alcoolisation du musicien. Stradivaiusufruit, conscient de l'exceptionnelle virtuosité nécessaire à la maîtrise de ses instruments, et fin compositeur, a
laissé une œuvre conséquente. Notons, entre autres, « Pas de printemps pour Miss Timiste, quatuor en mimi mineur pour triangle et farfeluth » ou le nom moins célèbre « T'as les fesses qui
tombent, Pénélope - concertino pour flûte et farfeluth, en lala majeur ».
Stupréfaction : Etat d'hébétude après une orgie. "Tomber en stupréfaction".
Tanchois : poisson particulièrement rare, hybride, qui flotte toujours entre deux mots. La Tanchois est au marais ce que le zébulbe
est au yéti, incontournable.
Théroriser: Enoncer une théorie terrifiante. Ex: Certains
politiques thérorisent. Quelques caractéristiques psychologies sont à remarquer chez les théroristes, notamment un indéniable propension à aimer la musique de Wagnerdeboeuf, ou encore à se
rabattre sur des fonctions de bordélégués quand ils n'ont pas réussi à faire une carrière politique.
Théroriste : Substantif issu du verbe théroriser. Qualifie celles ou ceux usant de ce mode de communication pour galvaniser les foules. Les tribuns
sont souvent des théroristes. LePénible peut être qualifié de théroriste.
Tortulipe : Espèce de fleur en voie de disparition qui déploie instinctivement sa carapace lorsque l'on s'approche de trop près. Courante dans les
montagnes tibétaines, elle est en général offerte en bouquet lors d'un mariage yétis. Elle symbolise le fait que les époux sont libidineufs.
Trônirique : Accessoire de lieu d'aisance dont le confort permet une dérive des pensées, des rêvasseries agréables. Laurence d'Arabibine ne faisait ses
besoins que tranquillement installé sur un trônirique. Il sélectionnait d'ailleurs ses saharades en fonction de la présence ou non de cet équipement sanitaire.
Turbinette : Synonyme de prise de tête.
Turlupitude : Type d'activité à caractère sexuel dont je tairai la description. Accélère l'apparition des premiers symptômes de froisséxe.
Ugnon : Amour vache.
Uniquetamère : Adjectif dont l'origine est mal connue. Son emploi pose problème aux grammairiens. En effet, on ne connaît pas le sens réel
d'expressions telles que : « ta gonzesse, elle est uniquetamère ». Si d'aventure un lecteur attentif pouvait amener un peu de lumière sur la question, la culture du monde s'en trouverait
éclairée.
Univermifuge : Phénomène inexpliqué, observé entre deux éternités, durant lequel l'univers se rétrécit à la taille d'un lombric, puis semble
ramper.
Vanitéton : Se dit d'un attribut féminin qui frime. Il paraît que le nez d'Angéliquide de Peyracrobate frétillait comme un vanitéton lorsqu'un mâle
appétissant lui tendait un petit verre de liqueurdelion.
Velubrique : Yéti pervers passant son temps à reluquer sous les poils des femelles.
Ventriloqueteux : Artiste de spectacle souffrant d'un décrochement de la machoire. Il n'y a pas de cas identifié de yétis ventriloqueteux. Par contre,
chez les bordelégués...
Vermicellulite : Mince filet de graillon localisé sous la ceinture abdominale. Elle est très visible chez le yéti vieillissant. Elle affecte le plus
souvent l'élément mâle d'une population que l'élément femelle. La vermicellulite va de pair avec la station debout prolongée au comptoir d'un saharade.
Wagnerdebeu (Franz Joachim Gottlieb von - 1812/1847) : Compositeur autrichien né à Vienne et mort prématurément en dépériant. Sa musique est connue
pour taper sur le système et exciter les enfants. Elle est très prisée lors des mariages chez les yétis. Laurence d'Arabibine chargeait, lors de ses batailles restées célèbres, au son de
l'ouverture du célèbre morceau : La Chevauchée des Walkirigoles de Wagnerdebeu.
Walkirigole : Personnage mythique de la chanson de geste scandinave. La Walkirigole est une sorte de sorcière enrobée, qui condamne les époux infidèles
à dépérire.
Xylophagio : Ensemble des frais bancaires entraînés par l'émission d'un chèque en bois.
Yétibère (1910-1980) : Dernier empereur yéti dont l'action pour la libération de la femelle a été déterminante. C'est lui qui, entre autres mesures, a
interdit la main aux fesses lors des congratulations du matin.
Yétibéri (né en 1948) : Personnage politique très controversé ou adoré, c'est selon, encore en activité et souvent comparé à un certain "Iznogoud". Pas
de parenté avec l'empereur Yétibère.
Yétibet : Région montagneuses où vivent les yétis.
Yétignes : Station de sports d'hivers très en vogue actuellement et essentiellement fréquentée par des yétis opulents.
Yétimus et Yétimulus (-225/-175 av. JC) : Jumeaux à qui la légende attribue la création du Yétibet. Ils auraient lancé chacun une boule de neige du
haut d'un pic perchés, qui, prenant du volume, se seraient violemment entrechoquées au bout de quelques heures de roulade. Il en aurait résulté un gigantesque nuage de poudreuse qui, en
retombant, aurait délimité les frontières du pays. On suppose que la Mairiche du Yétibet est située à l'exact emplacement du point d'impact.
Yétisserand : Ancien métier, actuellement en voie de disparition, qui consistait à ramasser les poils tombés des yétis au début de la mue de printemps,
afin d'en faire des bonnets pour l'hiver suivant. Ce sont les bonnets en duvet de bébé yétis qui sont les plus prisés.
Yétivoli : Grotte aménagée pour les yétis qui ne vivent pas dans une ferme, afin de célébrer leurs mariages. Les yétis libidineufs et libidineuves
installent souvent un coin yétivoli dans leur grotte personnelle.
Yéyéti : Mouvement musical des années 60 qui prônait la pousse continue du poil chez les yétis, l'abandon du port de la bretelle et la contradiction
systématique.
Zébulbe : animal des montagnes, repéré pour la dernière fois au Yétibet. Ruminant laineux équipé d'une infinité d'excroissances rondes tout le long de
l'échine. Se nourrit de tortulipes. Met préféré des Yétis et souvent sacrifié lors des grandes fêtes rituelles.
Zébulot : Crustacé, au demeurant fort rare, des rivières du Yétibet. S'accompagne de jus de broussaioli. Plat préféré des morustiques.
Zodiacalme : Le zodiacalme est un art divinatoire très en vogue chez les yétis. Il consiste à classer les personnes en fonction de leur date de
naissance. Enfin, classer... dans le zodiacalme yétibétain, il n'y a qu'un signe.