Poèmes

La première ride au coin de l’œil, 

Que tu contemples comme un écueil,

Et qui sillonne à ta paupière

Etalonne, pour toi, trop d’hiers.


Tu la contemples comme un écueil,

L’arabesque amante qui s’effeuille,

Vagabonde sereine, et puis meurt, 

Intime épouse de tes heures.


L’arabesque amante qui s’effeuille,

Ta première ride au coin de l’œil,

A ton sourire donne l’aubade.


Ma première ride, au coin de l’œil

Fanera, un soir sérénade,

Et je voudrais que tu la cueilles.

 

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Dimanche 6 août 2006 7 06 /08 /Août /2006 22:25
- Vous fûtes plusieurs... 4 très exactement. - Vous en dites... - Publié dans : Poèmes

Tristesse dans mes jardins, je ballade

Un léger bourdon d’une vie fade ...

 

 

Mes chênes ne chantent plus sous le vent

Et mes champs s’enchevêtrent de chiendent ...

 

 

Musarder chemin des peines

A ne plus pouvoir frémir,

Ne pas quitter ces semaines

Que je voudrais retenir

Un souvenir qui se traîne

Et qui ne veut pas mourir

Se cramponne à mes rengaines ...

 

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Vendredi 18 août 2006 5 18 /08 /Août /2006 22:06
- Vous fûtes plusieurs... 1 très exactement. - Vous en dites... - Publié dans : Poèmes

J’ai jamais eu les pieds sur terre musique de hautbois

D’amours éphémères violons et mille voix

Tourne la page du piano tourne cabotine

Que chante la Soprano chante sa cavatine ...


Je ne suis qu’infidèle à mes litières

Bâtissant ces matins coupables de chimères

Coupons d’étoffes désespoir et satin noir

Où fleurissent mes cernes d’albâtre

Et le ciel essaie palette bleuâtre

De panser mes plaies d’éclairer mes grimoires.


Les petits matins taisent leurs angoisses

Et les draps tout mouillés de froidures

Apaisent une révolte qui s’épure

Coups de crayons turgescents de poisse

Eclos des temps de rages

Quand le ciel m’offre un ermitage.


Je ne veux plus de ce chagrin rapace

Que ton sourire ton visage s’effacent

Que s’effiloche une émotion tramée de tissus

Epissurés des noeuds de couches sans issue

Je ne veux plus de cette passion tenace

Fantaisie accouchée d’un été menace.


J’ai jamais eu les pieds sur terre musique de hautbois

D’amours éphémères violons et mille voix

Tourne la page du piano tourne cabotine

Que chante la Soprano chante sa cavatine ...

 

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Lundi 21 août 2006 1 21 /08 /Août /2006 13:59
- Vous fûtes plusieurs... 3 très exactement. - Vous en dites... - Publié dans : Poèmes
Et la fille nue contre son amant
Dérive d'ivresse à son corps défendant
Qu'un plaisir accroché au ferment
S'insinue et la vrille vraiment

Et la fille livide caryatide
Aveulie bascule d'un vin perfide
Qui la jette à cet homme impavide
Aphrodite affamée et avide

Et lui s'indiffère
Se défile
Ephémère

Et lui empoisonne
Versatile
La polissonne.
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Mercredi 30 août 2006 3 30 /08 /Août /2006 08:31
- Vous fûtes plusieurs... 2 très exactement. - Vous en dites... - Publié dans : Poèmes
C'est une femme noire
De ses guenilles déchirées
Qui me tend le ciboire
Plein d'un vin meutrier

Elle me guette d'un oeil
Couleur rouge rubis
Attendant que je veuille
Boire ce vin de l'oubli

Elle me tente la gueuse
A l'allure de faucheuse
De son vin assassin

Et je vais sans fièvre
Y plonger les lèvres
Accomplir mon destin.
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Jeudi 31 août 2006 4 31 /08 /Août /2006 09:02
- Vous fûtes plusieurs... 0 très exactement. - Vous en dites... - Publié dans : Poèmes
Au fond d'un verre de vin de sorcière
Vagissent des émotions de poussière
L'hydromel ou surnagent mes tourments
S'ébouillante de fantasmes déments

A l'apogée des violentes passions
Que touneboulent d'errantes questions
Ce vin qui coule comme une fontaine
Ne tarit pas l'immense des semaines

Ô ! Temps remplis moi de tant et tant d'alcool
Qu'en ivresse mes tourments s'envolent
Que dépravée je me farde de haine

Ô ! Vin traque moi jusque dans mes peines
Que je vienne choir au pied d'un matin
Que libre enfin je ne crois plus en rien
poemes

Jeudi 31 août 2006 4 31 /08 /Août /2006 09:13
- Vous fûtes plusieurs... 1 très exactement. - Vous en dites... - Publié dans : Poèmes
J'irai puiser aux sordides dépravations
Eméchée, que dispense, perverses, le vin
Et vaine et titubante, gavée d'émotions
J'empalerai mon cul d'un sexe adamantin.

Transpercée, avilie et raidie de nausée
Je serai douloureuse, aux fins d'exorciser
Ces démons harcelant mes tripes avinées,
Aux fins de museler cet amour ravagé.

Pécheresse excrémentale et putain broyée,
Je ferai mon corps débauché, stigmatisé
Un coupable objet d'une haine maladive.

Alors je chercherai dans de vains compagnons
Quelques paradis aux mortelles sécrétions
Pour voguer à jamais de mépris en dérives.
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Mercredi 6 septembre 2006 3 06 /09 /Sep /2006 20:31
- Vous fûtes plusieurs... 1 très exactement. - Vous en dites... - Publié dans : Poèmes

Elle écrivait des mots salés

Comme des larmes d’océan

De pauvres sons entremêlés

Piqués de poussière et de vent

Elle déchiffrait sous les arcades

Alambiquées des cathédrales

Les nains pétrifiés des façades

Quêtant la pierre philosophale.


Et moi j’étais sur ses rivages

Son amant magnifique

Elle m’aurait voulu bien moins sage

Je la voulais pudique

Et moi j’étais dans son histoire

Son rêve inachevé

La page ouverte d’un grimoire

Que distrait j’ai tourné.


Elle fabriquait de mes silences

Un songe au goût d’adolescence

Où les gestes avec éloquence

S’affolent d’infinies indécences

Elle venait mourir contre moi

Comme une vague sur la plage

Offerte et tremblante d’émoi

Les yeux embués de nuages.


Et moi j’étais sur ses rivages

Son amant magnifique

Elle m’aurait voulu bien moins sage

Je la voulais pudique

Et moi j’étais dans son histoire

Son rêve inachevé

La page ouverte d’un grimoire

Que distrait j’ai tourné.


Elle s’est enfuie un jour d’hiver

En étreignant dans ses cahiers

Les souvenirs calligraphiés

De ses émotions d’écolières

Emmitouflée de solitude

Traînant sur le quai d’une gare

Elle a brisé ses habitudes

Montant dans ce train pour nulle part.


Et moi j’étais sur ses rivages

Son amant magnifique

Elle m’aurait voulu bien moins sage

Je la voulais pudique

Et moi j’étais dans son histoire

Son rêve inachevé

La page ouverte d’un grimoire

Que distrait j’ai tourné.

 

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Jeudi 7 septembre 2006 4 07 /09 /Sep /2006 18:54
- Vous fûtes plusieurs... 1 très exactement. - Vous en dites... - Publié dans : Poèmes

Je suis toute joie,
Et ta voix
Tintait, chantait, aimée
A mon oreille émue,
Immobile étoile enchâssée,
Morceau de toi dégusté,
Et je dérive, enchantée.

Joie brûlante
Et mes mains, tremblantes,
Troublées, explorent,
A l'aube de mon plaisir,
Imaginent ton corps.
Morceau de toi, elles caressent
Et me blessent.

Je suis jouissance
Et je balance.
Ton sourire que je rêve
A croquer ta bouche,
Invente la sève,
Morceau de toi que je vole,
Et mon souffle s'affole.

Je me découvre louve
Et tu manques à mes lèvres.
Ton corps qui me couve,
A m'en souvenir,
Invite une fièvre,
Morceau de toi chaleureux,
Et mes reins ploient, amoureux.

Je deviendrai page
Et tu pourras écrire
Tes désirs, tes plaisirs,
Au chemin de mes lignes
Infécondes sans ta plume
Morceau de toi qui voyage
Et me signe.

Je te veux flibustier
Et tu devras oublier
Ton emprunte, morsure
Arrondie sur mon sein,
Impudique blessure
Morceau de toi dédicace
Ecarlate trace !

 

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Lundi 11 septembre 2006 1 11 /09 /Sep /2006 20:57
- Vous fûtes plusieurs... 1 très exactement. - Vous en dites... - Publié dans : Poèmes

Cette féminine blessure
Violine et mouillée
Palpite de démesure
Câline mais désœuvrée
Et s'imagine fouillée
Envahie et livrée.

L'almandine meurtrissure
Humide et orpheline
Panique de vide
Béante mais languide
et d'un rêve se dessine
Une amante épissure.

Cette alizarine égratignure
Si souvent mortifiée
Forcée sans tendresse
S'est un jour mutinée
Cessant d'entre mes fesses
De se sentir la flétrissure.

 

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Jeudi 14 septembre 2006 4 14 /09 /Sep /2006 07:06
- Vous fûtes plusieurs... 1 très exactement. - Vous en dites... - Publié dans : Poèmes

It's me

Déposé...

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