Murmures

Un baiser, une friandise, se pose, léger sur une bouche offerte. Qu'il soit chaste ou ardent, il raconte une émotion. Parfois, et c'est malheur, il est donné désinvolte, sans que l'âme participe au don. Rien n'est plus douloureux que cette offrande là, dépourvue de sens. Mais il en est des vrais baisers, ceux là où le cœur est au bout des lèvres, comme des fleurs ; la couleur, la saveur et l'odeur varient au ruisseau des humeurs. Tel un papillon, le poétique frôle la tempe ou la naissance du cou, à peine un souffle qui chatouille une peau accueillante. Une bise câline s'en vient agacer le coin de la lèvre. Elle invite, tentatrice à s'abandonner aux frissons qu'elle fait naître. Parler l'amour d'un baiser... quand il est gourmand et qu'il va goûter au goût de l'autre. Une infinie variété de bécots cadeaux comble l'amoureux, l'amoureuse, qui capitule. L'intime naît de ce premier moment, lorsque les bouches partent à la rencontre l'une de l'autre et qu'elles jouent, qu'elles s'imaginent se découvrir plus encore, qu'elles accueillent ce baiser, une friandise qui se pose, légère.

 

Jeu 1 mai 2008 2 commentaires
Je sais que ça n'a rien à voir avec ton billet... Mais je venais te souhaiter un bon premier mai, avec tous tes amis et plein de bonheur à partager !

Gros bisous...
quichottine - le 01/05/2008 à 10h47
Je te fais un gros Poutou pour ta gentillesse. Merci Merci. Bises Penny
Pénélope Timiste
Il était bien doux, ton poutou... merci, Penny !

Comme je regrette de ne plus avoir le temps de passer aussi souvent... tes textes sont très beaux !

Je vais essayer de me faire moins rare... mais c'est pas gagné !
quichottine - le 03/05/2008 à 01h36
Tu sais Quichottine, avec toute la bonne volonté du monde, il n'est pas facile de passer toutes ses soirées à visiter tous les blogs. je passe sans faire de bruit en ce moment, et pas trop souvent. C'est la vie. Mais je pense que les amitiés bloguesques, même quand on a peu de temps, elles, elles restent. Bises Penny
Pénélope Timiste