Murmures
Ils sont là, ils contemplent. Du sable bien au delà de l'horizon, qui se nuance d'ors pâles ou riches, au gré des courbes. L'étrange Garçon, la Rousse et la Brune, à la tombée du jour, se sont perchés au sommet d'une dune. Ils sont muets. Seul le souffle d'un vent qui soulève la poussière accompagne leurs rêveries tranquilles.
L'étrange Etrangère, celle qui écrit du fond de son lit, se raconte déjà l'émotion qu'elle cherchera à retrouver, lorsqu'elle sera retournée vers le nord. Mais elle se dit aussi qu'elle va perdre les mots, tant cet infini doré la bouleverse.
Elle embrasse d'un regard la diversité subtile d'un monde difficile, que certains ressentent hostile, et d'autres rassurant. La Brune s'est sentie attendue par ce désert où la chaleur est compagne. Sur le chemin qui trace vers les dunes, elle a traversée, tout juste en bordure d'une eau rationnée, un carré planté de palmiers. Entre les rigoles, patiemment cimentées, et les palmiers, elle a trouvé une vie qui s'acharne. Les dattes vont mûrir, les piments rougir. Et la grenouille cherche de l'ombre sous les feuillages assoiffés.
Les trois touristes ont enfourché les dromadaires, afin d'aller goûter les derniers rayons d'un soleil voilé du haut d'une dune, un peu plus loin. La Blonde n'est pas venue, elle craint ces machins à bosse, elle préfère les machins à moteur. Dommage, elles sont bien jolies ces dunes dans le couchant. Et le village prend des allures fantomatiques, tant il se fond aux couleurs de l'endroit, un village de terre et de paille.
La Brune note dans les pages de sa mémoire, ces phrases telles qu'elles lui viennent. Quand elles viennent. A force de méditer, un grand silence se fait. Serein, le silence. Et si le désert offrait la paix...
Ven 3 oct 2008
4 commentaires
Tu m'as linkée ? et ben merci, je vais te linker aussi. Bises. Penny
Pénélope Timiste
Je devrais toujours prendre le temps d'être ici... les journées sont si courtes. Je suis là, après tes mots qui racontent l'émotion, tes images. D'abord celle de la dune qui écrit avec sa plume de vent. As-tu décrypter ce qu'elle dit dans cet éphémère instant...
Et puis ton film...
Et puis ton film...
polly - le 08/10/2008 à 07h45
T'inquiète, Polly, le temps, c'est comme les prêts bancaires... c'est en voie de disparition. bises. Penny
Pénélope Timiste
C'était pas obligé!
Mais bisous et une très bonne journée Penny!
Cédric
Mais bisous et une très bonne journée Penny!
Cédric
kamailion - le 08/10/2008 à 10h30
le désert ne s'offre pas à n'importe qui...tu y trouves souvent un écho à ce que tu y apportes...
au désert, il faut se "simplifier"... des expériences du Grand Sud (nord Niger Sud Algérie) me reviennent ces moments de grâce... le thé quand la nuit tombe, la nuit offerte aux étoiles pour les décrocher de la main, le dur cheminement du jour dans les dunes ... bref, des émotions si singulières...
ciao à toi
au désert, il faut se "simplifier"... des expériences du Grand Sud (nord Niger Sud Algérie) me reviennent ces moments de grâce... le thé quand la nuit tombe, la nuit offerte aux étoiles pour les décrocher de la main, le dur cheminement du jour dans les dunes ... bref, des émotions si singulières...
ciao à toi
zaq - le 14/10/2008 à 15h40
J'ai très envie de retourner dans le désert, et de séjourner. L'idée de se simplifier me plait bien. Bises. Penny
Pénélope Timiste
Un bisous du soir et un petit texte lu!
Cédric
UMPS: j'té linké